À Aix-en-Provence, un homme sera jugé en 2026 pour viols aggravés, proxénétisme et actes de torture et de barbarie. Laetitia R., 42 ans, est la victime, et son ex-compagnon Guillaume B., 51 ans, est au centre de l’affaire. Le récit, relayé par Franceinfo et Vanity Fair, évoque sept années de violences et un contrôle coercitif exercé sur Laetitia, mère de trois enfants. Le procès est attendu en 2026 devant les assises des Bouches-du-Rhône.
À Aix-en-Provence, le procès d’un ex-compagnon accusé de viols et torture
Tout commence en 2015 lorsque Laetitia, préparatrice en pharmacie, rencontre Guillaume B., directeur d’une agence bancaire et père de famille. Au départ gentil et protecteur, il se transforme peu à peu et met en place un contrôle étouffant: isolant Laetitia de sa famille et de ses amis, décidant de son lever et du coucher, et limitant ses communications. « Il décidait de mon heure de lever, de mon heure de coucher. Je n’avais pas le droit de porter de sous-vêtements. Il décidait de mes vêtements, de ma coiffure, de mon maquillage. Il choisissait les appels et les mails auxquels je pouvais répondre et ceux que je ne devais pas prendre. » a déclaré Laetitia. Le récit précise que le couple a eu quatre enfants et que, malgré une grossesse, Laetitia a subi des violences sexuelles et des actes qui l’ont laissée incontinente et handicapée.

« Il me brûlait avec sa cigarette », rapporte-t-elle, décrivant les violences physiques et psychologiques qui l’ont marquée pendant des années. Guillaume B. est chasseur et possède plusieurs armes non déclarées, dont une carabine toujours chargée qu’il ne garde jamais loin de lui. Il la menait constamment par la menace, et les scènes de violence se répétaient, parfois photographiées ou enregistrées, selon les témoignages et les éléments de l’enquête.
Les quatre enfants de Laetitia se sont constitués parties civiles, et l’entourage familial décrit une vie bouleversée par le calvaire. Laetitia affirme être encore en « hypervigilance », et ne pas parvenir à dormir entre 22h et 4h du matin, heures durant lesquelles les violences se produisaient. Pour le procès, elle a déjà décidé que l’audience ne se tiendrait pas à huis clos.
Le cadre judiciaire et l’impact sur la famille
La justice attendue pour 2026 est centrale: Guillaume B. sera jugé devant les assises des Bouches-du-Rhône à Aix-en-Provence pour viols aggravés, proxénétisme et actes de torture et de barbarie. Décrit comme « sadique » et « très dangereux » par les experts psychiatres et psychologues, il nie les faits et affirme que Laetitia était consentante. Ces éléments, soumis à l’examen des magistrats, soulignent un cas emblématique de violence domestique et de contrôle coercitif, avec une attention particulière portée sur le vécu des enfants qui se sont portés partie civile et sur le lourd suivi médical et psychologique de la victime.
Laetitia et ses enfants restent déterminés à faire reconnaître leurs souffrances et à demander justice, dans une affaire qui rappelle des drames similaires évoqués par la presse française et internationale. L’évolution du dossier et les témoignages continueront d’alimenter la couverture autour de ce dossier difficile.