La Russie a annoncé ce jeudi l’expulsion d’un diplomate britannique présent à Moscou, retirant son accréditation et donnant deux semaines pour quitter le territoire. Selon la diplomatie russe, il s’agit de Gareth Samuel Davies, envoyé en Russie sous couvert du poste de deuxième secrétaire de l’ambassade britannique, et les raisons invoquées tournent autour d’informations reçues (…) sur son appartenance aux services secrets, a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. Londres a dénoncé ces accusations comme « malveillantes » et « infondées » et a indiqué qu’elle examinait les options pour y répondre. Cette mesure s’inscrit dans des relations déjà tendues entre le Royaume-Uni et la Russie depuis le déclenchement du conflit en Ukraine et s’ajoute à un historique récurrent d’expulsions.

Russie: expulsion d’un diplomate britannique et tensions avec le Royaume-Uni
Selon le communiqué de Moscou, le retrait de l’accréditation survient après qu’un diplomate de l’ambassade britannique a été perçu comme agissant sous couverture des services secrets. Il aura deux semaines pour quitter la Russie, selon la même source. Le Kremlin a ajouté qu’il « ne tolérerait pas sur le territoire russe de membres des services secrets britanniques non déclarés » et a prévenu d’une « riposte symétrique décisive si Londres se décide à une escalade ».
Le gouvernement britannique a réagi en rejetant les accusations, les qualifiant de « malveillantes » et « infondées » et indiquant qu’il examinait les options disponibles pour y répondre. L’entretien de Danae Dholakia au sein du ministère des Affaires étrangères a duré un quart d’heure, selon les agences de presse russes. La Russie avait déjà averti en avril des mesures restrictives visant des personnes liées à l’État russe travaillant au Royaume-Uni dans le cadre d’un système de surveillance des « influences étrangères »; les autorités russes avaient décrit ces restrictions comme « insensées ».
Contexte et réactions des deux camps
Les tensions sont décrites comme le prolongement d’années de frottements diplomatiques entre Moscou et Londres. En mars dernier, le Royaume-Uni avait expulsé un diplomate russe et la conjointe d’un diplomate en riposte à une mesure similaire de Moscou, dans ce même esprit de rétorsions réciproques. Le Kremlin avait aussi accusé le deuxième secrétaire de l’ambassade du Royaume-Uni et l’époux de la première secrétaire d’effectuer « un travail de subversion et de renseignement ».
En novembre 2024, Moscou avait également annoncé des sanctions contre une dizaine de ministres du gouvernement de Keir Starmer, désormais interdits d’entrée en Russie. Londres et Moscou continuent ainsi d’échanger des accusations et des mesures qui oscillent entre mesures de rétorsion et avertissements de riposte.
Portées et suites possibles pour les relations bilatérales
L’expulsion survient alors que Londres et ses alliés occidentaux soutiennent Kiev et renforcent leur coordination diplomatique et militaire. La Russie, pour sa part, a signalé qu’elle ne tolérerait pas les activités des services secrets britanniques sur son sol et a promis une réponse si nécessaire. L’incident pourrait nourrir de nouvelles tensions dans un contexte déjà marqué par des sanctions et des expulsions réciproques, avec des implications possibles pour les échanges économiques et la coopération européenne sur des questions de sécurité.