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Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a lancé un avertissement net en affirmant qu’Israël chercherait une opportunité pour frapper l’Iran, ce qui risquerait d’aggraver encore les tensions dans la région. Selon lui, une telle action pourrait déstabiliser davantage un contexte déjà marqué par des frictions croissantes entre puissances régionales et acteurs internationaux.
Risque d’escalade et message adressé à Téhéran
Lors d’une interview télévisée diffusée vendredi, Hakan Fidan a déclaré : « J’espère qu’ils trouveront un autre chemin, mais la réalité est qu’Israël, en particulier, cherche une opportunité pour frapper l’Iran. »
Il a précisé avoir transmis ses préoccupations directement aux responsables iraniens au cours d’une visite récente à Téhéran. « Je leur ai dit tout sur le processus en tant qu’ami », a-t-il ajouté, rappelant qu’un ami se doit parfois de dire des vérités difficiles.
La riposte évoquée par Téhéran
En réponse aux signes d’une possible action militaire, un haut responsable iranien a mis en garde qu’une attaque serait considérée comme une « guerre totale » et ferait l’objet d’une riposte résolue. Selon ce responsable, toute opération — limitée, chirurgicale ou autre — serait traitée comme une agression générale et subirait une réponse « la plus dure possible ».
Les autorités iraniennes ont par ailleurs fait savoir que leur appareil militaire était en état d’alerte maximale, soulignant la volonté de dissuasion et la préparation au « pire scénario » si nécessaire.
Renforts navals américains et montée des tensions
Parallèlement, la Maison Blanche a intensifié sa rhétorique, le président américain ayant annoncé l’envoi d’une « armada » de navires vers la région du Golfe, ciblant l’Iran selon ses propos. Des médias ont rapporté le redéploiement d’un porte-avions et de son groupe aéronaval depuis d’autres zones vers le Golfe, avec une arrivée prévue dans les jours à venir.
Cette montée en puissance navale intervient après un précédent renforcement militaire effectué en juin 2024. Dans ce contexte, les observateurs estiment que ces mouvements accroissent encore les risques d’incident et alimentent les tensions Israël Iran déjà palpables.
Position de la Turquie
La mise en garde de Hakan Fidan a été suivie d’un contact entre responsables : le président turc a assuré lors d’un échange téléphonique avec son homologue iranien que la Turquie s’opposait à toute intervention étrangère en Iran et tenait à la paix et à la stabilité de son voisin.
Pour Ankara, il s’agit de plaider pour la désescalade tout en restant attentive aux évolutions régionales, conscientes des implications potentielles d’une confrontation élargie.