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Donald Trump a salué samedi le rôle des soldats britanniques en Afghanistan, dans une tentative apparente d’apaiser la polémique née de ses propos minimisant l’engagement des alliés pendant le conflit. Sur sa plateforme, il a rendu hommage aux « forces britanniques » et décrit le lien entre les États-Unis et le Royaume-Uni comme « plus fort que tout ». L’expression « Trump Afghanistan » est désormais au cœur d’un vif débat diplomatique en Europe.
Les propos qui ont déclenché la tempête
La controverse a éclaté après une interview donnée jeudi, où M. Trump a estimé que Washington « n’avait jamais eu besoin » de certains partenaires de l’OTAN lors de l’intervention en Afghanistan, affirmant que des forces alliées « restèrent à distance » des lignes de front. Ces déclarations ont suscité l’indignation de responsables et d’anciens combattants dans plusieurs pays participants à l’opération lancée en 2001.
Le président a ensuite tenté de tempérer la situation en saluant explicitement les soldats britanniques, rappelant que 457 d’entre eux avaient été tués en Afghanistan et que leur sacrifice avait marqué un lien indéfectible entre Londres et Washington.
Échange téléphonique avec Keir Starmer
Donald Trump a eu un échange téléphonique samedi avec le Premier ministre britannique Keir Starmer. Un porte-parole du gouvernement britannique a indiqué que M. Starmer avait rappelé « les soldats britanniques et américains, courageux et héroïques, qui ont combattu côte à côte en Afghanistan », soulignant que beaucoup n’étaient jamais rentrés chez eux.
Keir Starmer avait qualifié plus tôt les propos du président américain de « humiliants et choquants », estimant que, dans une telle situation, il aurait présenté des excuses s’il avait tenu des remarques similaires.
La réaction de la Maison-Blanche
À Washington, la Maison-Blanche a rejeté les critiques portées contre M. Trump. Une porte-parole a défendu les déclarations présidentielles en rappelant que les États-Unis avaient fourni une contribution majeure à l’effort de l’OTAN en Afghanistan, bien supérieure, selon elle, à celle des autres pays pris ensemble.
Vague de réactions en Europe
Les réactions se sont étendues à travers l’Europe. La Première ministre italienne a dit « être stupéfaite » par les propos tenus, tandis que le président français a réaffirmé la gratitude de la France envers les familles des militaires tombés en Afghanistan.
De son côté, le Premier ministre polonais a évoqué sur les réseaux sociaux sa participation aux obsèques de cinq soldats polonais tués en 2011, et le ministre allemand de la Défense a rappelé le « prix élevé » payé par l’Allemagne durant ce conflit.
Critiques des dirigeants nordiques
La Première ministre danoise a vivement critiqué les déclarations, affirmant comprendre la douleur exprimée par les anciens combattants et soulignant l’ampleur du traumatisme causé par ces pertes. Les réactions nordiques ont mis en lumière la sensibilité persistante autour du sacrifice des forces armées dans cette guerre longue de près de vingt ans.
Un débat qui perdure
Alors que les propos de Donald Trump continuent de faire réagir, les responsables européens insistent sur la nécessité de ne jamais oublier les sacrifices des militaires alliés. La polémique autour de « Trump Afghanistan » illustre la fragilité des discours politiques sur des opérations militaires transnationales et leur impact sur les relations entre alliés.