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Pour le chroniqueur Simon Tisdall dans The Guardian, Donald Trump représente aujourd’hui « le problème » que seuls les États‑Unis peuvent résoudre pour préserver l’ordre et la primauté du droit au niveau mondial. Selon l’auteur, les attaques verbales contre des soldats britanniques ayant servi en Afghanistan, la tentative d’appropriation de territoires danois et un discours à Davos jugé contraire aux usages ont révélé une posture présidentielle dangereuse et hors normes.
Une menace pour les normes internationales
Tisdall décrit les initiatives de Trump comme symptomatiques d’une ambition hégémonique qui échappe à tout contrôle. Il cite la proposition d’un « conseil de la paix » accusé d’ignorer l’indépendance palestinienne et présenté par ses détracteurs comme un club de régimes autoritaires visant à marginaliser les institutions multilatérales, notamment l’ONU.
En conséquence, plusieurs dirigeants européens ont exprimé leur inquiétude. La présidente de la Commission européenne a mis en garde contre un basculement durable du système international, sur lequel plane l’impression que la force pourrait primer sur le droit.
Un problème américain, pas européen
Pour autant, Tisdall insiste sur le fait que cette crise est essentiellement d’origine américaine et qu’elle relève avant tout de la responsabilité des citoyens et des institutions des États‑Unis. Exclure les politiques de Trump de l’analyse, argue-t‑il, montre que l’ordre mondial d’après‑guerre — caractérisé par la rivalité entre grandes puissances et des sphères d’influence — n’a pas été fondamentalement bouleversé.
Le chroniqueur appelle à tempérer le pessimisme en lui opposant une perspective historique et rappelle que les dynamiques internationales conservent davantage de continuités que de ruptures profondes.
Répercussions intérieures et perspectives politiques
Sur le plan intérieur, Tisdall pointe les conséquences des choix de Donald Trump : politiques économiques et guerres tarifaires qui amplifient la crise du pouvoir d’achat, et agissements de groupes quasi‑militaires contre les migrants qui produisent des images rappelant des scènes de division extrême.
Il ajoute que le président multiplie les entorses quotidiennes à la Constitution et aux libertés civiles, renforçant l’urgence d’un contrepoids démocratique. À cet égard, les élections de mi‑mandat sont présentées comme un possible correctif susceptible de freiner son entreprise autoritaire.
Espoirs dans la majorité silencieuse
Tisdall mise sur la prise de conscience de la majorité silencieuse américaine qui, selon lui, devra agir rapidement et avec unité. Cette mobilisation, combinée à des réponses constitutionnelles adaptées, reste l’espoir pour enrayer ce qu’il qualifie d’autoritarisme croissant.
En conclusion, l’auteur réaffirme que la solution à ce défi ne relève pas des partenaires extérieurs : « le problème » est né aux États‑Unis et c’est aux Américains d’en reprendre le contrôle, tôt ou tard.