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Un responsable américain a affirmé que le désarmement du Hamas dans la bande de Gaza pourrait s’accompagner « d’une forme d’amnistie », alors que la récupération des restes du dernier otage israélien ouvre la voie à la prochaine phase du cessez-le-feu conclu en octobre.
Déclaration d’un haut responsable et portée du propos
Lors d’un point de presse tenu en arrière-plan, un responsable de l’administration américaine a indiqué que Washington entendait que le désarmement de la branche armée du Hamas soit effectif dans le cadre de l’accord. Il a précisé que le non‑respect de cet engagement constituerait une rupture du deal.
Selon lui, le processus de désarmement pourrait être lié à une mesure d’amnistie pour les combattants qui déposeraient les armes, et les autorités américaines estiment disposer d’un « programme » solide pour mener cette opération à bien.
Réactions et lecture politique
La journaliste d’une chaîne internationale, en poste à Washington, a rapporté que cet élément — l’éventualité d’une amnistie en échange d’un désarmement — a été évoqué ouvertement lors du briefing, sans toutefois que des détails pratiques soient fournis.
Elle a souligné que la mise sur la place publique de cette option marque un pas important, même si le calendrier et les modalités restent à définir. Tout dépendra, a‑t‑elle ajouté, des négociations impliquant notamment Israël, les États‑Unis, le Qatar, la Turquie et l’Égypte.
Position de Hamas et conditions exigées
Hamas a affirmé que la remise des restes des captifs témoigne de son engagement envers la première phase de l’accord de cessez‑le‑feu et a assuré avoir « rempli toutes ses obligations ». Le mouvement appelle désormais Israël à respecter sa part sans retard ni réduction.
Parmi les demandes formulées par la formation palestinienne figurent plusieurs points considérés comme essentiels pour la poursuite du processus :
- l’ouverture du passage de Rafah dans les deux sens sans restrictions ;
- l’entrée de l’aide et des besoins humanitaires en quantités suffisantes ;
- le retrait complet des forces israéliennes de la bande de Gaza ;
- la facilitation du travail du comité national chargé de la gestion de la région.
Les contours du plan en 20 points
Le plan en vingt points présenté par l’administration américaine prévoit explicitement que, une fois tous les captifs rendus, les membres du Hamas qui mettront hors d’usage leurs armes se verront accorder une amnistie. Le document suggère également des garanties de sécurité pour ceux souhaitant quitter Gaza.
Parmi les autres éléments du plan figurent la libre circulation de l’aide humanitaire et la réouverture du passage de Rafah, considérés comme indispensables pour alléger la crise humanitaire dans l’enclave.
- Amnistie pour les membres ayant déposé les armes ;
- couloirs de sortie sûrs pour ceux qui veulent quitter Gaza ;
- acheminement sans entraves de l’aide humanitaire ;
- réouverture du point de passage de Rafah avec l’Égypte.
Diplomatie régionale et aide humanitaire
Sur le plan diplomatique, le ministre turc des Affaires étrangères s’est entretenu à Ankara avec des responsables du Hamas pour discuter de la seconde phase de l’accord et des conditions humanitaires dans l’enclave.
Le chef de la diplomatie turque a affirmé que la Turquie poursuivrait avec détermination ses efforts pour permettre l’acheminement de l’aide indispensable et pour défendre les droits des populations civiles sur les plateformes internationales impliquées dans le dossier.
Contexte opérationnel
Israël a confirmé que les restes du dernier otage détenu dans la bande de Gaza, Ran Gvili, ont été identifiés positivement et que toutes les personnes retenues dans l’enclave ont désormais été rapatriées, selon les autorités israéliennes.
Cet événement marque une étape clé qui permet, selon les parties impliquées, de passer à l’étape suivante du cessez‑le‑feu, dont le succès dépendra de la mise en œuvre concrète des engagements — et notamment du processus de désarmement et des garanties accordées aux différents acteurs.