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Au cœur de l’Open d’Australie, Alexander Zverev mène une double bataille : celle que voit le public sur le court et une autre, invisible, contre son propre corps. Connu pour sa puissance et son rang parmi les meilleurs, le joueur allemand jongle désormais entre la stratégie de match et la surveillance constante de sa glycémie, illustrant parfaitement le défi « Zverev diabète ».
Deux matchs qui se déroulent simultanément
« Il y a deux matchs en même temps : il y a le match que tout le monde voit et il y a le match que je ressens seulement », confie Zverev, décrivant la vie avec un diabète de type 1. Découvert à l’âge de quatre ans, ce diagnostic n’est pas pour lui un frein, mais plutôt une compétition parallèle qu’il doit gérer avec la même rigueur.
Il explique que la préparation et la routine sont essentielles. Ainsi, lorsque surviennent des imprévus, il apprend à rester calme et à faire confiance aux systèmes qu’il applique pour maintenir son état physiologique stable.
Des gestes anodins, des décisions cruciales
Sur le terrain, ses choix semblent parfois anodins aux spectateurs : prendre une gorgée d’eau à un moment précis, privilégier une boisson énergétique plutôt qu’une autre, ou planifier un encas entre deux échanges. Pourtant, ces petits gestes sont déterminants pour garder l’avantage et faire en sorte que le tennis reste sa priorité.
En parallèle des matchs, Zverev utilise des dispositifs médicaux pour réguler son taux de glucose, intégrant ainsi la gestion du diabète à son quotidien de sportif de haut niveau.
Un palmarès important, un titre majeur qui manque
Classé troisième mondial et âgé de 28 ans, Zverev présente un palmarès déjà notable : une médaille d’or olympique, deux titres ATP et trois finales en Grand Chelem. Toutefois, le titre majeur lui échappe toujours, un objectif qu’il cherche ardemment à décrocher depuis sa défaite en finale de l’Open d’Australie face à Jannik Sinner l’an dernier.
La recherche d’un premier sacre en Grand Chelem reste donc une motivation constante, d’autant que la gestion du diabète demande une attention permanente sans sacrifier l’ambition sportive.
Pression médiatique et questions extra-sportives
Hors du court, la carrière de Zverev a été soumise à un examen minutieux. L’année passée, il a réglé une affaire portant sur des allégations d’agression, qu’il a niées ; par la suite, une enquête de l’instance professionnelle a été abandonnée pour insuffisance de preuves. Ces épisodes ont ajouté une couche de pression supplémentaire à un environnement déjà exigeant.
Malgré cela, son attention sur le terrain demeure tournée vers les détails qui lui permettent de rester compétitif tout en maîtrisant son état de santé.
Un huitième de finale déterminant
Demain, Zverev affrontera l’Américain Learner Tien pour une place en demi-finale de l’Open d’Australie. Ce rendez-vous intervient un an après sa finale à Melbourne, et il constituera un nouveau test de sa capacité à conjuguer performance sportive et gestion méticuleuse de son diabète.
Si les spectateurs voient une confrontation de styles et de tactiques, Zverev sait qu’en coulisses se joue aussi une lutte permanente pour garder sa glycémie sous contrôle et rester au sommet de son art.