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Les États-Unis ont approuvé une vente d’armes de 6,67 milliards de dollars à Israël, comprenant notamment 30 hélicoptères d’attaque Apache et plusieurs véhicules d’assaut, alors que le cessez-le-feu dans la bande de Gaza reste fragile. L’annonce intervient dans un contexte régional tendu et suscite des réactions internationales.
Détail des contrats militaires approuvés
Le package destiné à Israël s’articule autour de trois volets principaux. Trente hélicoptères Apache sont évalués à 3,8 milliards de dollars, tandis que des véhicules d’assaut pour l’infanterie représentent 1,98 milliard de dollars.
Un troisième contrat d’un montant d’environ 740 millions de dollars a également été autorisé, et quelque 150 millions de dollars seront consacrés à des hélicoptères utilitaires légers. Les ventes devraient être réalisées par des industriels américains, dont Boeing et Lockheed Martin.
Selon le département d’État, cette approbation s’inscrit dans l’objectif déclaré de maintenir une capacité de défense forte et prête chez Israël, jugée vitale pour les intérêts nationaux américains.
Contexte sur le terrain et bilan humain
Les hélicoptères Apache ont été largement utilisés par les forces israéliennes pour frapper des cibles en Cisjordanie occupée et dans la bande de Gaza. Ces frappes interviennent alors que le conflit contre l’enclave a déjà fait un lourd bilan humain.
Les autorités sanitaires de Gaza font état de plus de 71 000 morts depuis le début des hostilités en octobre 2023. Par ailleurs, malgré un cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre 2025 et qui tient pour l’essentiel, des frappes israéliennes ont continué à tuer près de 500 personnes depuis l’accord.
Réactions et controverses
Des organisations de défense des droits et des experts des Nations unies ont à plusieurs reprises demandé aux États-Unis de suspendre leurs livraisons d’armes à Israël. Ils estiment que ces transferts renforcent la capacité israélienne à poursuivre une guerre qualifiée par certains observateurs de génocidaire dans la bande de Gaza.
Malgré ces appels, l’administration américaine maintient que son soutien militaire vise à garantir la sécurité du partenaire israélien et à protéger les intérêts stratégiques des États-Unis dans la région.
Vente parallèle à l’Arabie saoudite et implications régionales
Parallèlement, Washington a validé une vente évaluée à 9 milliards de dollars à l’Arabie saoudite, comprenant 730 missiles Patriot et équipements associés destinés à renforcer la défense antimissile du royaume.
Le département d’État a indiqué que cette capacité accrue protégerait les forces terrestres saoudiennes, américaines et des alliés locaux, tout en améliorant la contribution de l’Arabie saoudite au système intégré de défense aérienne et antimissile de la région.
Cette décision survient alors que les États-Unis ont repositionné un important dispositif naval à proximité de l’Iran, et que des discussions diplomatiques intenses se poursuivent entre responsables régionaux pour éviter une escalade militaire.
Le prince héritier saoudien a en outre assuré à la présidence iranienne que le royaume n’autoriserait pas l’utilisation de son territoire ou de son espace aérien pour des actions militaires visant l’Iran.