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Israël reconnaît: plus de 70 000 morts à Gaza depuis le 7 octobre

par Sara
Palestine, Israël

Pour la première fois, l’armée israélienne a reconnu la validité des chiffres publiés par le ministère de la Santé de Gaza, confirmant que plus de 70 000 Palestiniens ont été tués depuis le 7 octobre 2023. Cette admission, rapportée par la presse israélienne, intervient après plus de deux ans de dénégations et de campagnes visant à discréditer les bilans sanitaires émis depuis l’enclave. Immédiatement, la révélation relance les appels internationaux à des enquêtes et à des poursuites pour crimes de guerre.

Un aveu qui infirme une longue stratégie de discrédit

Selon le communiqué diffusé par les autorités israéliennes, les estimations du ministère de la Santé de Gaza ont été confirmées, bien qu’elles n’intègrent pas les personnes portées disparues et susceptibles d’être ensevelies sous les décombres. Parallèlement, les autorités ont annoncé qu’une analyse plus fine était en cours afin de distinguer civils et combattants parmi les victimes.

Du côté de Gaza, Ismaïl Thawabta, directeur général du bureau des médias du gouvernement, a qualifié cet aveu de reconnaissance tardive de l’ampleur du crime commis contre le peuple palestinien. Il a insisté sur le sérieux des protocoles de recensement suivis par le ministère de la Santé, reposant sur les certificats médicaux, les registres hospitaliers et les expertises médico-légales supervisées par des équipes spécialisées.

Conséquences politiques et juridiques

Ce changement de position expose, selon les responsables palestiniens, la stratégie de désinformation qui visait à minimiser l’ampleur des destructions et à retarder la responsabilisation internationale. En conséquence, les appels à traduire les responsables israéliens devant des juridictions internationales se sont intensifiés.

  • Renforcement de l’exposition éthique et juridique d’Israël sur la scène internationale.
  • Accumulation de preuves et de rapports internationaux difficiles à contester.
  • Pressions croissantes des ONG et des institutions judiciaires pour enquêter sur d’éventuels crimes de guerre.
  • Tensions internes en Israël autour de la crédibilité de l’institution militaire et du gouvernement.

Analyses et divergences sur le bilan réel

L’analyste politique Thabet al‑Amour estime que cette reconnaissance intervient aussi pour s’opposer à des estimations encore plus élevées publiées par certains médias, qui évoquent un bilan pouvant atteindre 100 000 morts. Selon lui, l’armée cherche à figer un nombre «officiel» à 70 000 afin de contrer ces évaluations et de restaurer une forme de crédibilité perdue.

Il a également souligné que la réouverture du point de passage de Rafah et l’arrivée possible de journalistes internationaux compliquent la poursuite d’une stratégie de déni. Si des enquêtes indépendantes corroborent des bilans plus élevés, la narration israélienne risque d’être définitivement remise en cause.

Les éléments à inscrire dans tout processus judiciaire

Les responsables palestiniens appellent désormais la communauté internationale, les Nations unies et les juridictions internationales à s’appuyer sur cet aveu pour accélérer les procédures de mise en examen des dirigeants israéliens pour crimes de guerre et, pour certains, de crimes d’extermination. Ils demandent également que soient pris en compte les milliers de disparus et de détenus dont le sort reste inconnu.

De son côté, le bureau du procureur de la Cour pénale internationale mène depuis 2021 des investigations couvrant les événements ayant suivi le 7 octobre 2023, ce qui place ces nouveaux éléments au cœur d’un dossier déjà ouvert au niveau international.

Un bilan humain et matériel sans précédent

Les autorités sanitaires de Gaza avancent un bilan de victimes extrêmement élevé, et dénoncent les destructions massives d’infrastructures civiles : quartiers résidentiels, hôpitaux, écoles et centres d’hébergement ont été visés, selon leurs déclarations. Elles rappellent que les bombardements ont utilisé des quantités considérables d’explosifs et d’armements lourds, ce qui explique l’ampleur des pertes et des déplacements forcés.

Enfin, les responsables palestiniens insistent sur la nécessité de comptabiliser également les personnes portées disparues — évaluées à plus de 11 000 — afin d’obtenir un état des lieux complet et de permettre, le cas échéant, des poursuites fondées sur des éléments objectifs et vérifiables.

source:https://www.aljazeera.net/politics/2026/1/31/%d9%84%d9%85%d8%a7%d8%b0%d8%a7-%d8%a3%d9%82%d8%b1-%d8%a7%d9%84%d8%ac%d9%8a%d8%b4-%d8%a7%d9%84%d8%a5%d8%b3%d8%b1%d8%a7%d8%a6%d9%8a%d9%84%d9%8a-%d8%a7%d9%84%d8%a2%d9%86-%d8%a8%d9%82%d8%aa%d9%84-70

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