Table of Contents
Israël a dressé trois conditions strictes pour accepter un éventuel accord avec l’Iran, tandis que Washington affirme rester ouvert à des négociations — une dynamique qui alimente des tensions mais aussi des efforts diplomatiques régionaux. Parallèlement, un destroyer américain a quitté Eilat après une visite programmée, dans un contexte d’alerte réciproque et de déploiements militaires accrus.
Les trois conditions posées par Tel‑Aviv
Selon des responsables israéliens, Tel‑Aviv exige que tout « bon accord » avec Téhéran comporte trois éléments non négociables. Il s’agit de l’arrêt du programme nucléaire, de la cessation du développement balistique et de l’abandon du soutien aux réseaux d’influence que l’État hébreu qualifie d’agents régionaux.
Ces exigences ont été rappelées lors d’une réunion à haute valeur stratégique entre le Premier ministre et les responsables militaires et du renseignement. Le chef d’état‑major, récemment revenu d’une visite à Washington, a participé aux échanges, signe de la coordination sécuritaire intensive en cours.
En conséquence, Israël exerce une forte pression sur les États‑Unis afin d’empêcher un accord perçu comme insuffisant, et pousse même Washington vers une posture plus offensive contre Téhéran, selon les mêmes sources.
Départ du destroyer américain d’Eilat
Dans ce climat de tensions, le commandement central des forces américaines (CENTCOM) a annoncé le départ du destroyer Delbert Black du port d’Eilat après une visite programmée. L’escale était présentée comme une démonstration de la coopération maritime entre les deux pays.
Les autorités américaines ont souligné l’engagement partagé en matière de sécurité et de stabilité en mer Méditerranée, dans le golfe d’Aqaba et en mer Rouge. Toutefois, ce retrait intervient alors qu’Israël se prépare, selon ses propres responsables, à la possibilité d’une action militaire américaine contre l’Iran et aux éventuelles représailles iraniennes ciblant des sites israéliens.
Washington temporise sur une offensive imminente
Des responsables américains ont indiqué que des frappes contre l’Iran ne paraissent pas imminentes. Le Pentagone aurait renforcé ses défenses aériennes pour protéger Israël, ses alliés arabes et les forces américaines en cas d’escalade, en déployant notamment des batteries supplémentaires de systèmes THAAD et Patriot dans la région.
Ces mesures visent à limiter le risque d’un conflit prolongé et à se préparer à une éventuelle riposte iranienne, tout en laissant une marge de manœuvre diplomatique.
Espoirs de négociations et réserves mutuelles
Du côté américain, le président a exprimé son souhait de parvenir à un accord avec l’Iran, malgré les avertissements du guide suprême iranien selon lesquels toute attaque pourrait embraser la région. La Maison‑Blanche a affirmé rester ouverte à une solution diplomatique.
Les autorités iraniennes ont, pour leur part, assuré qu’un accord « juste » permettant d’empêcher la course à l’arme nucléaire est possible à brève échéance. Néanmoins, elles ont mis en garde contre le risque d’une guerre dépassant leurs frontières si les négociations échouent.
Diplomatie régionale en mouvement
Plusieurs capitales régionales travailleraient à faciliter un dialogue entre les parties. Des médiateurs de la région œuvrent, selon des sources diplomatiques, à organiser des rencontres à Ankara entre l’envoyé américain et des responsables iraniens de haut niveau afin d’explorer les possibilités d’un accord.
Des responsables américains ont reconnu qu’ils ne savent pas encore si le leadership iranien autorisera des concessions acceptables pour Washington, et mettent en garde contre les manœuvres de tiers visant à pousser l’administration américaine vers une confrontation militaire.
Contexte intérieur iranien et tensions accrues
Sur le plan intérieur, les autorités iraniennes ont publié une liste de victimes des récents troubles sociaux, confirmant la réalité d’une violence qui alimente les tensions. Ce dossier interne est régulièrement invoqué par des dirigeants comme argument politique, y compris dans les calculs autour des négociations internationales.
Ainsi, entre pressions militaires, renforcement des moyens de défense et initiatives diplomatiques, la situation demeure volatile. Les prochains jours seront déterminants pour savoir si la voie diplomatique prévaudra ou si l’affrontement prendra le pas sur les négociations.