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Les Clinton convoqués devant le Congrès pour l’affaire Epstein

par Sara
États-Unis

Les époux Bill et Hillary Clinton ont accepté de comparaître devant une commission d’enquête du Congrès américain pour témoigner dans le cadre de l’enquête liée au défunt condamné pour crimes sexuels Jeffrey Epstein, a annoncé le porte-parole de l’ancien président. La convocation intervient après des semaines de tensions entre les Clinton et des élus républicains exigeant des explications sur leurs anciennes relations avec Epstein.

Réponse publique et motif de la comparution

Angel Urena, porte-parole de M. Clinton, a déclaré sur la plateforme X que « le président précédent et l’ancienne secrétaire d’État se présenteront ». Selon lui, le couple souhaite établir « un précédent applicable à tous ». Cette prise de position fait suite à une lettre signée par des membres républicains de la commission réclamant leur audition.

Refus initial et refus des modalités proposées

Les Clinton avaient été sollicités à plusieurs reprises pour s’expliquer sur leurs liens passés avec Jeffrey Epstein. M. Clinton avait proposé une interview enregistrée par écrit tandis que Mme Clinton avait suggéré de fournir une déclaration sous serment.

La présidence de la commission, toutefois, a rejeté ces modalités, exigeant une déposition en personne et sous serment. Ce refus a intensifié le conflit entre la direction républicaine du comité et l’équipe de défense des Clinton.

Vote au Congrès et menace de poursuites

Avant l’annonce des comparutions, la commission des règles de la Chambre des représentants s’apprêtait à autoriser un vote devant l’ensemble du Congrès sur deux résolutions. Si elles étaient adoptées, ces résolutions recommanderaient au département de la Justice d’engager des poursuites pénales contre les époux Clinton pour outrage au Congrès.

Il n’est pas encore clair si la commission poursuivra le vote initialement prévu cette semaine. En cas d’adoption et de saisine du ministère de la Justice, dirigé par Pam Bondi, proche de l’ancien président Donald Trump, des poursuites pourraient être engagées contre le couple, avec une peine encourue pouvant atteindre douze mois d’emprisonnement.

Pression politique et lignes de fracture

Le président de la commission de surveillance de la Chambre, le républicain James Comer, a affirmé qu’il tiendrait les Clinton responsables et qu’ils devaient répondre aux convocations sans en dicter les conditions. Comer, élu du Kentucky, a insisté pour une déposition sous serment conformément aux mandats émis par le comité.

Lors d’une réunion visant à statuer sur la possibilité de tenir les Clinton en outrage au Congrès, des images de l’ancien président ont été projetées au Capitole, illustrant le ton dramatique et public de l’affaire. La confrontation met en lumière la dimension politique de l’enquête, alors que la Chambre, contrôlée par les républicains, poursuit ses démarches contre des figures démocrates de premier plan.

source:https://www.aljazeera.net/news/2026/2/3/%d8%a5%d8%a8%d8%b3%d8%aa%d9%8a%d9%86-%d9%8a%d8%ac%d9%84%d8%a8-%d8%a8%d9%8a%d9%84-%d9%88%d9%87%d9%8a%d9%84%d8%a7%d8%b1%d9%8a-%d9%83%d9%84%d9%8a%d9%86%d8%aa%d9%88%d9%86

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