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Jeunes bergères d'Île-de-France en finale des Ovinpiades

Jeunes bergères d’Île-de-France en finale des Ovinpiades

Par Lea 2 min de lecture

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France

La relève de la filière ovine francilienne est en mouvement. Fin janvier, le lycée agricole de la Bretonnière, à Chailly-en-Brie (Seine-et-Marne), accueillait la finale régionale Île-de-France des Ovinpiades, un concours national visant à valoriser les métiers de l’élevage ovin auprès des jeunes. Près de 33 candidats, âgés de 16 à 24 ans et issus de l’enseignement agricole, ont participé à cette journée de sélection. Le programme proposait une série d’épreuves techniques directement inspirées du quotidien d’un éleveur de brebis : tri électronique, évaluation de l’état de santé et de l’état corporel, parage des onglons, choix du bélier et pose de clôture. Ces mises en situation visaient à tester rigueur, technicité et sens de l’observation. À l’issue de la compétition, Angèle Delplace, ancienne élève du lycée, et Léonie Alvarez, de la Bergerie nationale de Rambouillet (Yvelines), se sont distinguées. Elles se qualifient pour la finale nationale, qui se tiendra le samedi 21 février 2026, dans le cadre du Salon international de l’agriculture, à Paris. Elles affronteront 38 autres finalistes venus de l’ensemble du territoire.

Au-delà de l’événement, les Ovinpiades s’inscrivent dans une dynamique de renouvellement des générations au sein de la filière ovine. Le concours permet aux jeunes de découvrir un métier aux multiples responsabilités et d’envisager un projet d’installation. Le secteur traverse aujourd’hui un moment clé de transmission, avec environ 500 départs et 500 installations chaque année. Parallèlement, la France demeure fortement dépendante des importations : 56 % de la viande ovine consommée est importée. L’objectif affiché est clair : produire un million d’agneaux français supplémentaires par an afin de renforcer la souveraineté alimentaire et de répondre aux attentes des consommateurs.

Pour relever ce défi, la filière ovine recrute sur de nombreux métiers : chefs d’exploitation, salariés d’élevage, bergers, techniciens. Le programme Inn’Ovin accompagne cette transition en misant sur l’attractivité, la formation et l’innovation, avec l’ambition de faire émerger une nouvelle génération d’éleveurs polyvalents, engagés pour le vivant et les territoires. La réussite d’Angèle Delplace et de Léonie Alvarez illustre le potentiel d’une jeunesse prête à s’investir durablement dans l’élevage ovin, à un moment charnière pour l’avenir de la filière.

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