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Capgemini et l’ICE : révélations sur la localisation de migrants

par Marie
France; États-Unis

Le groupe français Capgemini et l’ICE, la police américaine de l’immigration, sont au cœur d’une enquête selon L’Œil du 20 heures diffusé sur France 2. L’entreprise, via sa filiale Capgemini Government Solutions (CGS), aurait développé l’un des outils des agents fédéraux pour identifier et localiser des migrants, dans le cadre d’un appel d’offres visant jusqu’à 365 millions de dollars. « Les contrats des groupes français méritent toute vigilance », a réagi ce mardi matin sur RTL Catherine Vautrin. Et la ministre des Armées a poursuivi : « C’est facile de faire un commentaire un matin sur une radio quand on n’a pas le détail du contrat, mais le respect des droits de l’homme est un sujet. » Capgemini affirme ne pas commenter « des contrats classifiés », invoquant les réglementations américaines. Par ailleurs, ces révélations interviennent alors qu’un infirmier américain, Alex Pretti, âgé de 37 ans, a été tué samedi par des agents de l’ICE à Minneapolis, un décès qui alimente le débat sur les pratiques de l’agence et leurs conséquences.

Groupe Capgemini impliqué dans un contrat ICE
Capgemini et l’ICE liés à des révélations sur la localisation de migrants.

À Minneapolis, Capgemini et l’ICE dans le contexte du décès d’un infirmier

La diffusion de l’enquête a relancé les questions sur les outils technologiques utilisés par l’ICE pour repérer des migrants. France 2 affirme que Capgemini gère, entre autres, un standard téléphonique destiné aux victimes de crimes commis par des étrangers, et qu’elle aurait répondu à un appel d’offres visant à identifier et localiser des migrants via du skip-tracing.

Selon l’Observatoire des multinationales, le contrat potentiel pouvait atteindre 365 millions de dollars; l’information est relayée par L’Œil du 20 heures. Ces révélations interviennent au moment où la mort d’Alex Pretti, infirmier américain de 37 ans, samedi à Minneapolis, ravive le débat sur les droits et les mécanismes de contrôle autour de l’ICE.

La chaîne précise que les réponses officielles n’écartent pas l’éventualité d’un usage de technologies sensibles et que les autorités françaises appellent à la prudence et au respect des droits humains, alors que le contexte politique évolue.

Capgemini nie commenter des contrats classifiés et rappelle les cadres réglementaires

Capgemini a déclaré ne pas commenter « des contrats classifiés », ajoutant que toute information relève des réglementations américaines et des procédures internes. La société a réaffirmé sa position après les échanges avec France 2 et l’Observatoire des multinationales, sans fournir de détails sur des contrats spécifiques.

Des réactions publiques, notamment celle de Catherine Vautrin, avaient déjà souligné la nécessité d’une vigilance accrue face à ce type de contrats impliquant des technologies de localisation et des droits de l’homme. Le contexte met en relief les tensions entre les exigences économiques et les garanties juridiques dans l’utilisation de ces outils.

Au-delà de l’affaire Capgemini, la story rappelle que la question des droits des migrants et des procédures de localisation continue de susciter débats et enquêtes, en lien avec des incidents récents dans plusieurs villes américaines.

Source: https://www.lalsace.fr/societe/2026/01/27/le-groupe-francais-capgemini-aiderait-l-ice-a-localiser-les-migrants

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