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Greenpeace dénonce le commerce nucléaire France-Russie

par Marie
France

Une étude publiée par Greenpeace dénonce la poursuite du commerce nucléaire entre la France et la Russie, représentant un sujet sensible dans le cadre des sanctions et des relations énergétiques internationales. L’organisation affirme que ni la France ni l’UE n’ont « mis fin à leurs relations commerciales avec Rosatom », selon Greenpeace dans un communiqué. Le document rappelle que la France importe d’importantes quantités d’uranium enrichi en Russie et d’uranium naturel provenant du Kazakhstan et d’Ouzbékistan, transitant par ces pays, et que « La France continue à importer de l’uranium enrichi russe, que ce soit sous forme d’uranium naturel enrichi ou d’uranium de retraitement (uranium recyclé, ndlr) ré-enrichi (URE) », à hauteur de 18 % du total de ces importations, selon l’étude des Douanes françaises à fin septembre 2025. L’étude précise aussi qu’en 2025, le Kazakhstan et l’Ouzbékistan ont fourni près de la moitié de l’uranium naturel importé en France, et que « une grande partie » de ces importations « transite toujours par le territoire russe entre les mains de Rosatom avant d’être livrée aux ports de Dunkerque ou de Rotterdam et acheminée notamment vers les usines Orano », le géant français du cycle de l’uranium.

Greenpeace et le cadre européen face au commerce nucléaire France-Russie

Ni la France ni l’UE n’ont « mis fin à leurs relations commerciales avec Rosatom », selon Greenpeace dans un communiqué. Pour Pauline Boyer, chargée de campagne pour Greenpeace France, citée dans le document, « notre pays alimente (…) l’économie russe et, par extension, sa machine de guerre ». « Le gouvernement français et l’Europe doivent sanctionner Rosatom pour envoyer un signal fort et mettre fin à l’impunité dont jouit la première entreprise au monde à avoir pris les commandes d’une centrale nucléaire étrangère par la force (la centrale ukrainienne de Zaporijjia). Dans ce contexte, le commerce nucléaire avec Rosatom est insupportable », a-t-elle ajouté.

Photo montrant des installations nucléaires et flux énergétiques
Photo illustrative des échanges énergétiques et du nucléaire.

Des chiffres et un itinéraire des importations

À fin septembre 2025, 18 % du total des importations d’uranium correspondent à de l’uranium enrichi russe, selon l’étude publiée par Greenpeace et fondée sur les chiffres des Douanes françaises. En 2025, le Kazakhstan et l’Ouzbékistan ont fourni près de la moitié (49,9 %) de l’uranium naturel importé en France. Or selon Greenpeace, « une grande partie » de ces importations « transite toujours par le territoire russe entre les mains de Rosatom avant d’être livrée aux ports de Dunkerque ou de Rotterdam et acheminée notamment vers les usines Orano », le géant français du cycle de l’uranium. « L’État russe continue à maintenir un contrôle fort sur le secteur minier kazakhstanais », souligne l’ONG. L’étude actualise des données d’un rapport publié en mars 2023, dans lequel l’ONG dénonçait déjà la « dépendance » française envers l’atome civil russe. La France importe la totalité de l’uranium nécessaire au fonctionnement de son parc nucléaire, qui a assuré plus de 86 % de la production électrique d’EDF dans le pays en 2024, selon cet opérateur. L’uranium naturel doit être converti puis enrichi pour être transformé en combustible pour les centrales nucléaires. La France dispose d’une usine d’enrichissement, au Tricastin (Drôme), gérée par Orano.

Photo associée au dossier Greenpeace et au commerce nucléaire
Image associée à l’article du Parisien sur Greenpeace et le nucléaire.

Réactions et perspective européenne

À ce stade, la Commission européenne n’a pas donné de calendrier pour l’interdiction des importations de produits nucléaires russes dans l’UE, un sujet au cœur d’intenses tractations entre les 27.

Pour Pauline Boyer, chargée de campagne pour Greenpeace France, citée dans le communiqué, « notre pays alimente (…) l’économie russe et, par extension, sa machine de guerre ». « Le gouvernement français et l’Europe doivent sanctionner Rosatom pour envoyer un signal fort et mettre fin à l’impunité dont jouit la première entreprise au monde à avoir pris les commandes d’une centrale nucléaire étrangère par la force (la centrale ukrainienne de Zaporijjia). Dans ce contexte, le commerce nucléaire avec Rosatom est insupportable », souligne-t-elle. A ce stade, l’étude de Greenpeace actualise les données d’un rapport publié en mars 2023, dans lequel l’ONG dénonçait déjà la « dépendance » française envers l’atome civil russe. La France importe la totalité de l’uranium nécessaire au fonctionnement de son parc nucléaire, qui a assuré plus de 86 % de la production électrique d’EDF dans le pays en 2024, selon cet opérateur. L’uranium naturel doit être converti puis enrichi pour être transformé en combustible pour les centrales nucléaires. La France dispose d’une usine d’enrichissement, au Tricastin (Drôme), gérée par Orano.

Source: https://www.sudouest.fr/international/nucleaire-greenpeace-denonce-la-poursuite-d-un-commerce-insupportable-entre-la-france-et-la-russie-27607946.php

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