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Plusieurs médias rapportent que les États-Unis ont commencé à débloquer des fonds vénézuéliens gelés par des sanctions, signe d’un rapprochement entre Caracas et Washington. L’annonce circule à travers des allocutions publiques et des communiqués qui illustrent une évolution sensible des relations entre les deux pays. Le sujet est particulièrement suivi en raison des conséquences économiques potentielles pour le Venezuela et des implications diplomatiques pour la région. Selon les chiffres évoqués, les fonds bloqués pourraient représenter des ressources importantes pour l’équipement des hôpitaux et d’autres secteurs.

À Caracas, Delcy Rodríguez annonce le déblocage des fonds et les objectifs
Les données publiques indiquent que les fonds gelés par les sanctions internationales se chiffrent en dizaines de milliards de dollars, avec des estimations autour de 30 milliards évoquées par le président Maduro en 2022. « Nous sommes en train de débloquer des ressources du Venezuela, qui appartiennent au peuple vénézuélien », a assuré Delcy Rodríguez lors d’une allocution à la télévision d’État mardi, réaffirmant l’intention de réorienter ces ressources vers les hôpitaux et l’acquisition de matériel médical auprès des États-Unis et d’autres pays.
Elle a été investie chef de l’État par intérim le 5 janvier, deux jours après la capture de Nicolas Maduro par les États‑Unis lors d’une opération militaire à Caracas. Sous pression américaine, Rodríguez a ensuite signé des accords pétroliers avec les États‑Unis, lancé une réforme législative sur les hydrocarbures et libéré des prisonniers politiques, tout en appelant à trouver des accords avec l’opposition.
« Je réaffirme ce qu’a dit le président Donald Trump : nous avons établi des canaux de communication respectueux et courtois, tant avec le président des États‑Unis qu’avec le secrétaire (d’État Marco) Rubio, avec qui nous mettons en place un agenda de travail », a indiqué la présidente intérimaire. Cette démarche est présentée comme un élément d’un réchauffement diplomatique, suscitant des réactions mitigées sur la réactivité et les objectifs réels.
Réactions et cadre diplomatique
La semaine dernière, les États‑Unis ont nommé Laura F. Dogu, ancienne ambassadrice au Nicaragua, nouvelle chargée d’affaires pour le Venezuela, une décision perçue comme un signe de rapprochement et de normalisation des relations entre les deux pays, interrompues en 2019. Cependant, les autorités américaines, par la voix de Marco Rubio, avertissent que Washington pourrait recourir à la force si le Venezuela ne coopère pas de façon satisfaisante, selon un texte de discours distribué à l’avance.
« Selon le texte d’un discours distribué à l’avance, le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio doit avertir mercredi que les États-Unis pourraient de nouveau avoir « recours à la force » si le Venezuela ne coopère pas de façon jugée satisfaisante », indiquent les sources, et « Delcy Rodríguez est bien consciente du sort réservé à Maduro », selon les propos rapportés. Ces éléments montrent une diplomatie à double vitesse, avec des signaux de fermeté et des gestes concrets de coopération.
Enjeux pour l’économie et les services publics
Au-delà des symboles diplomatiques, les flux potentiels de fonds pourraient financer l’équipement hospitalier et d’autres secteurs vitaux du Venezuela. Les accords signés sous l’administration Rodríguez et les promesses de coopération couvrent non seulement le volet financier mais aussi industriel, notamment dans le domaine pétrolier, qui demeure au cœur des tensions entre Caracas et Washington. Les analystes soulignent que la réalité opérationnelle dépendra de la stabilité politique et des mécanismes de contrôle des sanctions.
Les implications économiques pour les hôpitaux et le matériel médical acheminés depuis les États‑Unis ou d’autres partenaires figurent parmi les angles suivis, alors que l’environnement politique intérieur restait marqué par des tensions entre les partisans du régime et l’opposition. Le lancement de réformes législatives et la libération de prisonniers politiques, mentionnés par les autorités venezoliennes, sont présentés comme des éléments du processus de coopération internationale, mais leur portée réelle reste à observer.