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Le Medef a dévoilé des propositions autour du chômage des jeunes, notamment un CDI pouvant être rompu sans motif pendant les premières années. Ces idées s’inscrivent dans un cadre plus vaste de réformes du travail et de formation professionnelle. Elles s’appuient sur des exemples internationaux et visent à inciter l’employeur à embaucher les primo-entrants tout en protégeant les salariés via une indemnisation croissante. Des chiffres récents montrent que les NEET représentaient 12,3 % des Français âgés de 15 à 29 ans en 2023, selon le Medef. Joint par l’AFP, le Medef précise qu’il ne s’agit pour l’heure que de propositions pour nourrir le débat.

Ce que propose le Medef
Dans des notes internes dédiées à l’emploi des jeunes et au modèle productif, le Medef propose « s’inspirer de l’exemple italien du contrat à droits progressifs », créé en 2016, qui, selon l’organisation patronale, « a contribué à la baisse du chômage structurel dans le pays ». Le Medef envisage un CDI « pouvant être rompu sans motif pendant les premières années », assorti « d’une indemnisation croissante en lien avec l’ancienneté du salarié en cas de rupture ». Il suggère également de regarder du côté du SMIC, « qui peut parfois constituer un frein à l’emploi pour les primo-entrants ». Dans une « durée limitée », et « potentiellement par la négociation collective », il est question d’« adapter ce niveau de rémunération », afin d’encourager l’embauche et d’assurer l’adéquation entre salaire et compétences des jeunes entrants. Le Medef appelle aussi à renforcer les engagements en matière de formation professionnelle, à abaisser « en-deçà d’un certain âge » la durée minimale des contrats à temps partiel, à supprimer les délais de carence entre deux CDD et à augmenter leur durée légale. Ces mesures, écrivent les documents, visent à s’attaquer à la peur de l’embauche, notamment chez les jeunes peu ou pas qualifiés et concernés par la catégorie NEET, qui représentait 12,3 % des 15-29 ans en 2023. Selon lui, l’objectif est de nourrir le débat sans adopter immédiatement une mesure.

Contexte et réactions
Les documents relayent des informations similaires sur les liens possibles avec le CPE de 2006, dispositif qui avait déclenché une mobilisation historique et avait été retiré avant son application. Dans les notes, le Medef propose d’« s’inspirer de l’exemple italien du contrat à droits progressifs », et rappelle, selon l’AFP, qu’il s’agit pour l’heure de « propositions pour nourrir le débat ». Le dialogue social se poursuit, autour d’autres sujets comme la revalorisation des retraites complémentaires et l’assurance chômage, dans le cadre des discussions entre partenaires sociaux.
Impact sur les jeunes NEET et chiffres en France
Pour le public concerné, le Medef rappelle que les NEET représentaient 12,3 % des Français de 15 à 29 ans en 2023. L’objectif est d’atténuer la peur de l’embauche et d’ajuster la rémunération au niveau de compétence des primo-entrants, tout en poursuivant les engagements de formation professionnelle. Ces propositions, si elles étaient discutées, relèveraient d’un cadre de négociation collective et ne constituent pas une mesure sans conditions.