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Suite aux accusations de l’association Foodwatch, Nestlé publie sa version des faits sur la sécurité des laits infantiles et détaille les étapes de l’affaire liée à la présence présumée de céréulide dans des produits fabriqués aux Pays-Bas fin 2025. Le groupe affirme avoir agi rapidement pour retirer les produits et mener des analyses approfondies, et indique que les contrôles ont révélé des niveaux infimes de toxine. Des rappels ont été opérés dans plus d’une soixantaine de pays, y compris en France, en réaction à ce risque.

À propos des accusations et réponses de Nestlé
« Les allégations de Foodwatch, formulées sans aucun fondement factuel, exposent Nestlé à des soupçons inacceptables car infondés », a indiqué le groupe, dans une lettre ouverte à l’association publiée sur son site internet. « Si Foodwatch continue à diffuser des informations trompeuses ou fausses à ce sujet, Nestlé se réserve le droit de prendre toutes les actions nécessaires pour protéger ses intérêts », a-t-il ajouté.
« Nous avons néanmoins agi rapidement en retirant les produits ne répondant pas à nos exigences de qualité », précise le groupe. Nestlé rappelle aussi dans sa communication que « à la fin du mois de novembre 2025, à la suite de contrôles de routine (…) dans notre usine aux Pays-Bas, nous avons détecté de très faibles niveaux de céréulide dans des échantillons de produits », indique le géant de l’agroalimentaire. « Le 10 décembre 2025, nous avons informé les autorités aux Pays-Bas (où se situe l’usine) ainsi que celles de tous les pays potentiellement concernés ainsi que la Commission Européenne, pour fournir nos analyses et notre évaluation du risque », retrace le groupe dans sa chronologie.
« Nous avons pris des mesures dès que nous avons confirmé le problème, à la fois en décembre et en janvier », a insisté le groupe, dans sa lettre ouverte à Foodwatch, affirmant qu’il était « faux » de parler de rappel tardif. L’entreprise précise aussi avoir «alerté de manière proactive l’ensemble de l’industrie via des associations professionnelles (dès le 30 décembre), étant donné que ce problème pouvait toucher d’autres fabricants de laits infantiles».
Rappel et chronologie de la contamination présumée
Selon Le Monde, la présence d’une toxine dans des produits de Nestlé avait été identifiée dix jours avant les premiers rappels, dès la fin de novembre, ce qui a déclenché les mesures de sécurité et le rappel. Nestlé affirme que le vaste rappel de laits infantiles de la marque est lié à un « problème de qualité » et ajoute qu’il n’y a « aucune preuve de lien entre une maladie et ses produits » à ce stade.
En parallèle, des rappels ont été menés par d’autres géants de l’industrie comme Danone (Blédilait, Gallia) et Lactalis (Picot) ainsi que Vitagermine (Babybio Optima), dans plus d’une soixantaine de pays, dont la France.
La chronologie évoque l’identification des niveaux de céréulide fin novembre, le blocage de la production fin novembre, puis les analyses en décembre et janvier, et le signalement aux autorités le 10 décembre 2025, etc.
Portée internationale et répercussions industrielles
Le cas a entraîné des rappels dans plus d’une soixantaine de pays et soulève des questions sur la sécurité des chaînes d’approvisionnement en lait infantile et sur la manière dont les autorités et les industriels communiquent sur les risques sanitaires. En France, plusieurs marques ont aussi rappelé des lots, et l’affaire a alimenté le débat sur la traçabilité et les contrôles qualité dans l’industrie agroalimentaire.