Accueil ActualitéAttaque de Bondi : l’accusé prononce un seul mot à la cour

Attaque de Bondi : l’accusé prononce un seul mot à la cour

par Sara
Australie

En visioconférence, l’accusé de l’attaque de Bondi est apparu devant une cour australienne lundi pour sa première comparution depuis la fusillade qui a fait 15 morts et des dizaines de blessés. L’audience, d’environ cinq minutes, a porté essentiellement sur des questions procédurales, notamment la prolongation d’ordres de non-publication concernant l’identité de certaines victimes.

Première comparution et procédure

Le prévenu, identifié par les autorités comme Navid Akram, faisait face à des accusations de terrorisme et de meurtre. Connecté depuis sa détention, il n’a prononcé qu’un seul mot — « oui » — en réponse à la question du juge sur sa compréhension des débats au sujet de l’extension des interdictions de publication.

La séance a été brève et technique, et l’audience suivante a été fixée au 9 mars. Le père du prévenu, Sajid, est accusé d’avoir participé au même attentat mais a été tué par la police lors des opérations sur les lieux.

Détention et position de la défense

L’avocat de la défense, Ben Archbold, a déclaré que son client était détenu dans des « conditions très dures », sans pour autant préciser les éléments concrets de ce traitement. Il a également indiqué qu’il était trop tôt pour savoir si Navid Akram entendait plaider coupable ou non.

Les déclarations de la défense interviennent alors que l’affaire, très médiatisée, suscite une forte attention publique et politique à travers le pays.

Éléments de l’enquête

Selon les documents policiers, les deux hommes auraient suivi des « entraînements aux armes à feu » dans des zones rurales de l’État de Nouvelle-Galles du Sud avant l’attaque. Des photos versées au dossier montreraient les suspects en train de tirer et d’adopter des déplacements de type « tactique ».

Les enquêteurs estiment que l’opération avait été planifiée « avec une précision extrême » sur plusieurs mois. Les autorités ont également retrouvé des enregistrements : une vidéo tournée en octobre dans laquelle les auteurs dénoncent les « sionistes », ainsi qu’un autre fichier montrant les hommes devant un drapeau revendiqué par l’organisation État islamique, discutant de leurs motivations.

Réactions et enjeux nationaux

L’attaque de Bondi a relancé en Australie un débat intense sur l’antisémitisme et sur l’efficacité des mesures de sécurité publique. De nombreux responsables ont appelé à des actions renforcées pour protéger les communautés vulnérables.

Par ailleurs, le gouvernement a promis de durcir la législation sur la détention d’armes à feu, faisant de l’affaire un point de pression politique sur les contrôles d’accès aux armes. Les suites judiciaires seront suivies de près, tant par les victimes que par l’opinion publique.

source:https://www.aljazeera.net/news/2026/2/16/%d8%a8%d9%88%d9%86%d8%af%d9%8a

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