Dans la vieille ville d’Hébron, les ateliers et les échoppes restent ouverts au milieu d’une circulation devenue incertaine. Céramiques, broderies et objets en bois d’olivier y prolongent un travail qui constitue à la fois une activité économique et un marqueur de présence palestinienne.
Un marché qui tient malgré la baisse du passage
Les artisans et commerçants décrivent un quotidien rythmé par les fermetures répétées, les restrictions de déplacement et des pressions imputées aux forces de l’État sioniste et à des colons. Ils estiment que ces contraintes ont affaibli l’arrivée des clients dans les marchés de la vieille ville.
Dans les boutiques, les pièces de céramique côtoient les sacs brodés, les keffiehs, de petits instruments et des sculptures en bois d’olivier. Pour leurs fabricants, continuer à les produire et à les exposer répond à la nécessité de vivre de leur travail, mais aussi de préserver des pratiques et des symboles palestiniens dans le centre historique.
Des ruelles où l’accès se complique
Une grille métallique, des devantures fermées et des militaires dans les ruelles voisines dessinent un autre visage du quartier. Des commerçants disent que le passage des clients s’est réduit et que les longues journées peuvent se transformer en attente.
Les conséquences évoquées ne s’arrêtent pas aux vitrines. Des habitants signalent que les fermetures peuvent compliquer les déplacements, en particulier pour les personnes qui ont besoin d’accéder régulièrement à des soins. Certains commerçants disent aussi devoir fermer plus tôt certains jours.
La continuité comme geste quotidien
La vieille ville n’est pas décrite comme figée : les artisans continuent de travailler, les commerçants rangent leurs marchandises et quelques visiteurs passent entre les boutiques ouvertes et les portes closes. Dans ce cadre, maintenir l’activité donne à chaque atelier une portée qui dépasse la seule vente.