L’Iran et Oman ont annoncé un cadre provisoire pour organiser le passage dans le détroit d’Ormuz. Il prévoit la création d’un corridor maritime conjoint et un projet commun de déminage, alors que la circulation dans cette voie stratégique reste soumise à de fortes incertitudes de sécurité.

Un dispositif temporaire avant un accord durable

Les discussions techniques doivent désormais porter sur un corridor permanent et sur l’administration future du détroit. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi a évoqué des négociations susceptibles de durer un ou deux mois.

  • un passage temporaire géré conjointement par l’Iran et Oman ;
  • un projet de déminage du détroit ;
  • la recherche d’un itinéraire durable pour la navigation.

La proposition examine une voie alternative, large de sept milles, à la route historique. L’entrée et une partie de la sortie se situeraient dans les eaux territoriales iraniennes. Son activation est toutefois liée, côté iranien, à la fermeture du corridor méridional contesté par Téhéran.

Le déminage ne règle pas tous les risques

Les mines constituent l’un des obstacles centraux au passage. Le projet annoncé ne rétablit donc pas, à ce stade, l’ancien fonctionnement du détroit : les conditions d’un itinéraire permanent restent à négocier.

Même après un déminage, la sécurité des navires dépendrait aussi des risques d’attaque, des communications, de la surveillance, de l’assurance maritime et des règles appliquées pendant la traversée. Le cadre Iran-Oman pose une base de discussion, sans résoudre encore l’ensemble de ces paramètres.

Sources

Al Jazeera — اتفاق إيراني عماني محتمل.. هل يعيد الملاحة في هرمز إلى سابق عهدها؟