Au Soudan, les affrontements dans le Nil Bleu et le Kordofan du Sud aggravent la situation des civils déplacés. À Kosti, des personnes blessées par des drones sont soignées dans des structures aux moyens limités, tandis que les combats se poursuivent entre l’armée et les Forces de soutien rapide.
Des familles déplacées vers Kosti et el-Obeid
Ces derniers jours, des centaines de familles venues notamment d’al-Shaqla, d’Oum Drissa et d’Oum Arda ont été accueillies à el-Obeid. La commissaire à l’aide humanitaire de l’État a fait état d’environ 270 000 arrivées au cours des derniers mois.
Dans le camp de Goz al-Salam, à Kosti, certaines personnes déplacées portent des blessures causées par des drones ou par des attaques ayant touché leurs maisons à Dilling et Kadugli. Les blessures aux jambes et aux pieds sont les plus fréquentes parmi les cas évoqués.
Des soins de première urgence sous pression
Les personnes blessées reçoivent des premiers soins dans des dispensaires peu équipés. Les cas qui nécessitent une prise en charge plus importante sont orientés vers des hôpitaux. Cette organisation répond à une urgence sanitaire qui s’ajoute aux déplacements et aux blessures rapportées.
Dans le camp, des femmes et des enfants tentent aussi de faire face à l’épreuve par le chant et des chants populaires. Ces scènes donnent une mesure de la vie quotidienne dans les lieux d’accueil, alors que des blessés continuent de recevoir des premiers soins.
Les combats restent actifs dans le Nil Bleu
Dans la région de Fazogli, le commandant de la 4e division d’infanterie du Nil Bleu s’est rendu auprès des forces après le rejet d’une attaque attribuée aux Forces de soutien rapide et au Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord.
De leur côté, les Forces de soutien rapide ont annoncé avoir pris le contrôle des bases stratégiques de Sarkam et Bakouri, dans le Nil Bleu. Depuis février, leur alliance avec le Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord mène des combats intenses pour prendre le contrôle de cette région. Ces déclarations adverses décrivent une situation militaire encore mouvante.