À Taybeh, village chrétien palestinien situé à l’est de Ramallah, Bachir Naïm Kouna affirme avoir dû quitter avec sa famille une maison achevée depuis une semaine. Il attribue ce départ à une succession de menaces, d’intrusions et d’agressions imputées à de personnes que la famille identifie comme des colons, venues régulièrement aux abords de la maison.
Une maison abandonnée une semaine après l’emménagement
La famille avait construit et équipé cette maison pendant sept ans, pour un coût supérieur à un million de shekels, soit environ 270 000 dollars selon le reportage. D’après le reportage, le bâtiment se trouve dans une zone classée A par les accords d’Oslo, sous administration civile et sécuritaire de l’Autorité palestinienne ; Bachir Kouna affirme que les autorisations municipales avaient été obtenues.
Bachir Kouna explique que des hommes circulant en véhicules tout-terrain ont commencé à venir autour de la maison en mai. Les incidents ont ensuite pris la forme, selon son récit, d’insultes, d’une agression contre lui et son fils et de tentatives de vol.
Des menaces qui ont poussé la famille à partir
Le propriétaire dit que les passages se sont répétés à toute heure et que sa femme et ses enfants ont fini par craindre pour leur sécurité. La famille a quitté les lieux le jour où les dégradations se sont, d’après lui, accentuées.
Il décrit notamment des dommages causés à des équipements de la maison et des intrusions dans le terrain. Ces éléments reposent sur son témoignage recueilli par Al Jazeera ; ils éclairent les raisons données par la famille pour son départ, sans établir à eux seuls le déroulé judiciaire des faits.
Taybeh, un village sous pression
L’affaire prend une résonance particulière à Taybeh, l’une des localités chrétiennes palestiniennes de Cisjordanie. La maison se situe près de Ramallah, dans un environnement où la famille rapporte une présence régulière de colons. Le reportage décrit le départ de la famille après plusieurs années d’investissement, sans fournir d’élément sur la suite de sa situation résidentielle.
Le récit ne fournit pas de bilan général des déplacements dans le village. Il documente le cas précis d’une famille qui dit avoir renoncé à rester dans son propre logement face à une insécurité devenue, pour elle, insoutenable.