Le prix repère de vente du gaz passe à 172,05 € TTC par mégawattheure en septembre 2026, contre 162,89 € en août : la hausse annoncée est de 5,6 %. Cette référence publiée par la Commission de régulation de l’énergie aide à lire le marché, mais elle ne signifie pas que chaque contrat de gaz augmente au même rythme dès le 1er septembre.

Une référence mensuelle, pas un tarif unique

Le prix repère rassemble trois composantes : la fourniture du gaz, son acheminement par les réseaux et le stockage, puis les taxes. La CRE le publie chaque mois depuis la fin des tarifs réglementés de vente du gaz, le 30 juin 2023.

Le chiffre de septembre donne donc un point de comparaison pour les offres destinées aux particuliers. Il ne remplace ni la grille tarifaire d’un fournisseur ni les conditions inscrites dans un contrat. Les fournisseurs restent libres de construire leurs offres et ne sont pas obligés d’appliquer ce prix repère.

Pourquoi la hausse ne se traduit pas de la même façon pour tous

L’effet de la révision dépend d’abord de la formule choisie. Une offre indexée sur le prix repère peut suivre ses évolutions mensuelles ; un prix fixe obéit aux clauses prévues lors de la souscription. Avant de tirer une conclusion à partir du seul pourcentage de septembre, il faut donc regarder la ligne qui décrit l’indexation ou le prix du kilowattheure sur sa facture.

Le territoire compte aussi. Dans les zones desservies par une entreprise locale de distribution, le prix repère peut être différent de celui publié pour les zones couvertes par GRDF, car les coûts locaux de transport et de distribution ne sont pas identiques.

Le bon repère avant le 1er septembre

Le montant de 172,05 € TTC/MWh permet de situer la variation mensuelle de la référence, pas de calculer une facture individuelle sans connaître l’offre et la consommation. Pour comparer une proposition commerciale, le comparateur indépendant du médiateur national de l’énergie reste l’outil indiqué ; il permet de confronter les offres avec des critères identiques.

Sources