Le gouvernement britannique annonce une série de mesures visant les colonies de l’État sioniste dans les territoires palestiniens : interdiction de commerce avec leurs biens, sanctions contre les acteurs qui les soutiennent et nouvelle aide humanitaire pour Gaza. Londres présente ce dispositif comme une pression ciblée destinée à préserver la possibilité d’une solution à deux États.

Dans une tribune publiée initialement par The Guardian et relayée par Al Jazeera, le Premier ministre Andy Burnham affirme que ces décisions ne visent pas la population de l’État sioniste. Elles entendent, dit-il, répondre aux politiques de son gouvernement et à leurs conséquences pour les Palestiniens.

Une pression ciblée sur l’économie des colonies

La première mesure annoncée consiste à interdire le commerce des biens provenant des colonies que Londres qualifie d’illégales en Palestine. Le gouvernement prévoit également de sanctionner les personnes et les entreprises qui soutiennent ces implantations, facilitent leur activité ou en tirent profit.

Cette liste doit notamment inclure les sociétés et investisseurs associés à la construction du projet E1, précise le texte. Le gouvernement britannique annonce parallèlement avoir changé sa position officielle en déclarant illégale l’occupation des territoires palestiniens. Il présente cette appréciation comme indépendante, tout en la disant cohérente avec les conclusions de la Cour internationale de Justice.

Le projet E1 au centre de l’argument politique

Pour justifier ces mesures, Andy Burnham met en avant l’accélération de la colonisation. Dans sa déclaration, il indique que 104 nouvelles colonies ont été approuvées depuis décembre 2022 et que l’ONU a recensé plus de 1 500 incidents de violences de colons depuis le début de l’année.

Le projet E1 occupe une place particulière dans cette démonstration. Son implantation au cœur de la Cisjordanie, explique le Premier ministre britannique, menacerait la continuité territoriale nécessaire à un État palestinien et, avec elle, la perspective de deux États vivant côte à côte dans la paix et la sécurité.

Gaza, aide humanitaire et distinction avec les populations

Londres annonce aussi une nouvelle enveloppe d’aide humanitaire pour Gaza. Dans sa déclaration, Andy Burnham évoque plus de 70 000 morts, dont au moins 20 000 enfants, ainsi que des millions de déplacés.

Le Premier ministre rappelle sa condamnation de l’attaque du 7 octobre 2023 et de Hamas, mais estime que cela ne justifie pas les actes du gouvernement de l’État sioniste à Gaza et en Cisjordanie. Il insiste enfin sur la nécessité de ne pas confondre les choix de ce gouvernement avec la population de l’État sioniste ni avec la communauté juive britannique, dont la sécurité doit être protégée.

Sources

Al Jazeera — article du 9 septembre 2026.