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Cent onze organisations humanitaires et de défense des droits ont lancé un appel pressant aux gouvernements pour qu’ils établissent un cessez-le-feu immédiat et permanent à Gaza. Elles exigent également la levée totale des restrictions entravant la circulation de l’aide humanitaire vers le territoire, qui fait face à une crise de famine sévère.
Une famine massive au cœur de Gaza
Dans un communiqué conjoint, plusieurs organisations internationales, parmi lesquelles Mercy Corps, l’International Rescue Committee (basées aux États-Unis) et le Conseil norvégien pour les réfugiés, ont mis en garde contre une famine collective qui se propage à travers toute la bande de Gaza.
Elles soulignent que, malgré l’accumulation de tonnes de nourriture, d’eau potable, de fournitures médicales et d’autres ressources vitales à l’extérieur de Gaza, les organisations humanitaires se voient systématiquement refuser l’accès ou la possibilité de livrer ces aides indispensables aux populations affamées.
Des travailleurs humanitaires pris au piège
Le communiqué précise que, dans ce contexte de siège imposé par le gouvernement israélien, les travailleurs humanitaires se retrouvent eux-mêmes dans les files d’attente pour la nourriture, risquant d’être pris pour cible simplement en tentant de nourrir leurs familles.
La situation est aggravée par des restrictions bureaucratiques et administratives, ainsi que par des retards imposés dans le cadre d’un blocus total, qui ont engendré
- une désorganisation profonde,
- une famine catastrophique,
- et une multiplication des décès.
Revendiquer un accès humanitaire sans entraves
Les organisations demandent aux gouvernements concernés de lever toutes les contraintes bureaucratiques et de rouvrir tous les points de passage terrestres. Elles exigent que :
- l’accès à toutes les zones de Gaza soit garanti,
- la distribution ne soit plus contrôlée par l’armée israélienne,
- et qu’une réponse humanitaire véritable, menée par l’Organisation des Nations unies, soit rétablie.
Elles appellent aussi à des mesures concrètes pour mettre fin au siège, telles que l’arrêt des transferts d’armes et de munitions vers Israël.
Stock d’aide épuisé, urgence accrue
Le Conseil norvégien pour les réfugiés a alerté mardi que ses stocks d’aide à Gaza sont totalement épuisés. Certains de ses employés risquent aujourd’hui de mourir de faim, une situation intolérable qu’ils imputent directement à Israël, accusé de paralyser leur mission humanitaire.