Accueil ActualitéAccusations d’agression contre l’ex-whip Aaron Bell au Parlement

Accusations d’agression contre l’ex-whip Aaron Bell au Parlement

par Sara
France

Une enquête a révélé qu’un ancien whip a agressé une jeune femme travaillant au Parlement lors d’une attaque qualifiée de « flagrante et ivre ». Aaron Bell, ancien whip gouvernemental qui a démissionné lors de la dernière élection, a été reconnu coupable d’avoir « abusé de son pouvoir » lorsqu’il a touché la jeune femme dans un bar du Parlement.

Les accusations contre Aaron Bell

Selon le rapport, la victime, qui est bien plus jeune, se sentait ciblée par M. Bell, âgé de 44 ans, en raison de sa position de jeune femme et membre junior du personnel, craignant des répercussions considérables sur sa carrière si elle choisissait de porter plainte.

Le Système Indépendant de Plainte et de Grief (ICGS) du Parlement a indiqué qu’il aurait envisagé de suspendre M. Bell pour une période significative s’il avait encore été député. Cependant, après sa démission en tant que député conservateur de Newcastle-under-Lyme suite à des révélations, le système n’a plus de pouvoir sur lui.

Aaron Bell, ancien whip du gouvernement

Les détails de l’incident

L’incident s’est produit au Stranger’s Bar du Parlement en décembre dernier, lorsque M. Bell était assis avec la jeune femme et ses collègues. Il a caressé sa cuisse plusieurs fois, puis sa taille et enfin ses fesses, des actions qui étaient non désirées. En réaction à ces attouchements, la jeune femme est restée figée.

M. Bell a affirmé qu’il ne se souvenait pas de tout ce qui s’était passé ce soir-là en raison de son état d’ébriété, mais a reconnu avoir touché sa cuisse et « probablement sa taille », tout en niant avoir touché ses fesses. Bien qu’il ait initialement prétendu qu’il y avait un « flirt mutuel », il a ensuite admis que c’était « probablement, pour être juste, plus de ma part que de la sienne ».

Les conséquences pour la victime

Le rapport a conclu que les événements se sont déroulés comme la victime les a décrits et que le comportement de M. Bell constituait une violation de la Politique d’Attouchements Sexuels. La victime a signalé avoir subi des effets physiques négatifs significatifs liés au stress causé par l’incident et son enquête, affectant également ses relations personnelles et professionnelles.

Le rapport a noté que les événements avaient un impact continu sur sa vie professionnelle, en raison de la perception de ses collègues après avoir signalé l’agression. Elle a exprimé une méfiance accrue envers les autres, ce qui a des conséquences sur ses relations avec ses collègues et les politiciens.

Réactions de M. Bell

M. Bell a exprimé sa déception face à l’issue de l’enquête, mais a choisi de ne pas faire appel des conclusions. Il a présenté ses excuses à la plaignante, affirmant qu’il n’avait pas l’intention de lui causer du tort. Il a également mentionné que cette enquête était l’une des raisons pour lesquelles il avait choisi de ne pas se représenter aux élections générales, reconnaissant avoir déçu les membres de son association.

Contexte et critiques

Le Système ICGS a été mis en place après le scandale « Pestminster » de 2017, suite à plusieurs plaintes concernant le comportement des députés. Malgré les critiques selon lesquelles le système ne traite pas les cas assez rapidement, M. Bell a continué à exercer ses fonctions de whip gouvernemental jusqu’à l’élection de juillet, y compris lors d’un débat sur l’exclusion des députés ayant abusé sexuellement.

ICGS a envisagé une suspension significative pour M. Bell

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