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La police londonienne a annoncé, mercredi 27 novembre, que 90 femmes accusent désormais le défunt propriétaire du grand magasin Harrods, Mohammed Al-Fayed, d’agressions sexuelles et de viols. Cette enquête implique également plusieurs complices présumés.
Évolution des accusations
Auparavant, soixante femmes avaient déjà porté plainte. Les nouvelles plaignantes ont rapporté des *« infractions multiples »*, sans entrer dans les détails sur les types d’agressions subies. La police n’a pas fourni d’informations sur le profil des victimes.
Enquête sur des complices présumés
Critiquée pour sa gestion des enquêtes, la police londonienne a déclaré qu’elle examinait *« un certain nombre d’individus ayant été proches »* de Mohammed Al-Fayed. Selon des médias britanniques, au moins cinq personnes sont dans le viseur des enquêteurs.
Revue des preuves
La police a affirmé *« poursuivre toutes les pistes d’enquête raisonnables »* et a déjà examiné plus de 50 000 pages de preuves, incluant de nombreuses dépositions antérieures. Bien qu’elle n’ait pas présenté d’excuses, elle a reconnu avoir manqué certaines *« opportunités »* d’enquête.
Agressions sur plusieurs décennies
Les témoignages à l’encontre de Mohammed Al-Fayed se sont multipliés depuis la diffusion, en septembre, d’un documentaire de la BBC, qui a révélé plusieurs accusations de viols et d’agressions sexuelles concernant l’homme d’affaires égyptien, décédé en août 2023 à l’âge de 94 ans. Les accusations les plus anciennes datent de 1979.
Accusations contre son frère
Mi-novembre, trois femmes anciennement employées par Harrods ont accusé Salah Fayed, le frère de Mohammed Al-Fayed, de les avoir agressées sexuellement entre 1989 et 1997. Ces femmes ont également déclaré avoir été victimes d’agressions de la part de Mohammed Al-Fayed.
Appel à témoins
Le groupe « Justice for Harrods Survivors » a révélé avoir été contacté par plus de 420 personnes, comprenant à la fois des victimes et des témoins, concernant des faits similaires. Ces incidents concernent principalement le grand magasin, mais également le club de football de Fulham et l’hôtel Ritz à Paris, qui appartenaient aussi à Mohammed Al-Fayed.
