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Affaire de harcèlement en Espagne : un nouveau scandale politique

Affaire de harcèlement en Espagne : un nouveau scandale politique

Par Lea 1 min de lecture

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France

Après la gauche au pouvoir, la droite espagnole est à son tour confrontée à une accusation de harcèlement présumé qui éclabousse l’une de ses figures. Selon El País, la plaignante aurait commencé à s’impliquer bénévolement auprès du Parti populaire (PP) à Móstoles, ville de la banlieue sud-ouest de Madrid, à l’automne 2022, avant les échéances municipales de 2023. Très appréciée du candidat local, Manuel Bautista, elle fut intégrée à son équipe de campagne et inscrite sur sa liste électorale, ce qu’elle a accepté.

La plaignante, mariée et mère de deux enfants, affirme avoir subi du « harcèlement sexuel et au travail » de la part du futur maire, qui l’aurait progressivement isolée après le refus de ses avances. Pour remonter cette situation jugée « de très grave discrimination », elle a rédigé trois lettres dès le début de 2024 à la section du PP de la région de Madrid — dirigée par Isabel Ayuso — et obtenu deux réunions.

Selon le témoignage relayé par El País, la direction du PP aurait tout fait pour dissuader la plaignante de déposer plainte, et elle aurait fini par renoncer à ses fonctions de conseillère municipale faute de mesures concrètes. Après l’éclatement de l’affaire, Manuel Bautista a dénoncé, lors d’une conférence de presse, des propos « totalement faux » et des « injures » attribués à lui et à des proches.

Isabel Ayuso, qui n’aurait jamais rencontré la plaignante malgré ses demandes, a qualifié l’affaire de « fabrication » selon elle par le gouvernement de gauche du Premier ministre Pedro Sánchez. De son côté, Pedro Sánchez a répliqué que le PP devrait avoir honte de soutenir un harceleur et de ne pas être aux côtés de la victime.

Le PSOE avait été secoué fin 2025 par une série d’affaires de harcèlement sexuel ayant entraîné la démission de plusieurs responsables locaux ou régionaux. Le président du gouvernement a alors reconnu des erreurs dans la façon de traiter ces dossiers, soulignant l’engagement du gouvernement à lutter contre les violences faites aux femmes et l’égalité entre les femmes et les hommes.

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