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Anne Genetet, nouvelle ministre de l’Éducation nationale

Par Lina 2 min de lecture France

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Anne Genetet : une nouvelle ministre de l’Éducation nationale face à de nombreux défis

La macroniste Anne Genetet a été nommée, samedi, ministre de l’Éducation nationale, devenant ainsi la sixième personne à occuper ce poste en sept ans. Connue à l’Assemblée pour ses travaux sur la défense et la diplomatie, elle devra désormais naviguer dans l’une des administrations les plus exigeantes de l’État.

Une nomination inattendue

Députée du groupe Ensemble pour la République (EPR, ex-Renaissance), cette native de Neuilly-sur-Seine arrive dans un secteur où elle est encore peu connue, notamment des enseignants. Elle se retrouve face à des dossiers urgents, parmi lesquels figure la crise d’attractivité du métier d’enseignant. Ce problème, qualifié par les syndicats d' »urgence structurelle », demeure pressant, avec plus de 3.000 postes non pourvus aux concours enseignants cette année.

Concernant ses priorités, Mme Genetet déclare : « Je veux travailler sur la dévalorisation du métier et la solitude des enseignants, ainsi que sur le besoin de formation continue ». À 61 ans, elle affirme avoir pleinement conscience des enjeux qui l’attendent.

Des réformes à mettre en œuvre

Anne Genetet aura la responsabilité de mettre en application la réforme de la formation initiale des enseignants, annoncée par Emmanuel Macron au printemps. De plus, elle devra gérer les conséquences du « choc des savoirs », un ensemble de mesures présentées par Gabriel Attal à la fin 2023, qui ont suscité des tensions chez les enseignants, notamment à travers les groupes de niveau.

D’autres sujets sensibles l’attendent également, tels que l’expérimentation de l’uniforme, la place des écrans à l’école, et la question de l’obligation du brevet pour passer en seconde.

L’opinion des syndicats

La nomination d’Anne Genetet n’a pas été bien accueillie par les syndicats enseignants. Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, a exprimé son mécontentement en déclarant : « Même la Macronie ne sait pas ce qu’elle connait vraiment des dossiers Éducation ». Guislaine David, secrétaire générale de la FSU-Snuipp, a, quant à elle, vu en la ministre un « clone de Gabriel Attal » poursuivant la politique engagée.

Elisabeth Allain-Moreno, secrétaire générale du SE-Unsa, a déploré que « l’école serve de variable d’ajustement » et a insisté sur la nécessité d’une véritable expertise pour le système éducatif.

Un parcours atypique

Jamais encartée avant 2017, Anne Genetet se décrit comme ayant « plus souvent voté à gauche qu’à droite », tout en se considérant « plutôt au centre ». Son engagement dans le mouvement En Marche! en 2016 a marqué un tournant dans sa carrière. Élue députée de la 11e circonscription des Français de l’étranger en 2017, elle a été réélue en 2022 et 2024, se concentrant particulièrement sur les questions de diplomatie et de défense.

Avec une formation de médecin, elle a exercé à la Croix-Rouge et en protection maternelle infantile, se décrivant comme une « fille de l’école publique ». Actuellement, elle envisage ce ministère comme un vecteur du macronisme, soulignant l’importance de préparer la génération suivante.

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