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ArcelorMittal: la CGT appelle à respecter le vote parlementaire

Par charles 3 min de lecture France

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La proposition de loi déposée par La France insoumise visant à nationaliser ArcelorMittal France a été adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale, suscitant des réactions contrastées. Le texte a été voté jeudi par 127 voix pour 41 contre, avec le soutien de la gauche et l’abstention du RN; le camp gouvernemental s’est opposé au texte. À l’issue du vote, Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, a appelé le gouvernement à respecter ce vote et à agir rapidement pour que la nationalisation aille à son terme.

Sophie Binet lors d'un rassemblement CGT
Photo: Sophie Binet lors d’un rassemblement CGT, revendiquant le respect du vote parlementaire sur ArcelorMittal.

Adoption en première lecture et réactions des partis

Des chiffres officiels indiquent 127 voix pour, 41 contre et une abstention du Rassemblement national. Le texte, soutenu par la gauche (Insoumis, Socialistes, écologistes et communistes), voit la nationalisation des activités françaises d’ArcelorMittal comme une étape industrielle majeure, tandis que le gouvernement juge que cela n’offre pas de solution rapide et durable. « C’est un vote historique, c’est une victoire qui a été arrachée grâce à la mobilisation des travailleurs et des travailleuses et de toute la CGT », a réagi Sophie Binet, appelant le gouvernement à « respecter le vote qu’il y a eu au Parlement ».

Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a évoqué une « réponse populiste à un problème structurel » et a déclaré que « La France a besoin d’un cap industriel clair, pas d’une prétendue formule magique que serait la nationalisation », selon un message diffusé sur Bluesky. Jeudi, le chef du gouvernement et ses partenaires ont souligné que le texte ne résout pas les mécanismes de compétitivité et que le débat doit s’inscrire dans un cadre européen plus vaste. L’avenir de la proposition de loi demeure incertain, car son adoption au Sénat, dominé par la droite et le centre, reste problématique.

Le RN s’est officiellement abstenu lors du vote, et les critiques se poursuivent autour des leviers à actionner pour redéfinir l’industrie sidérurgique française dans un contexte européen.

Assembl

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