Aux Philippines, le maire de Shariff Aguak, Akmad Ampatuan, a été visé par un tir au lance-roquettes en plein centre-ville le dimanche 25 janvier, dans une attaque ayant blessé deux gardes du corps et laissant l’élu indemne. La scène a été captée par des caméras de surveillance et la police locale parle d’une attaque spectaculaire. C’est la quatrième tentative d’assassinat visant cet élu, dont la famille est liée au massacre de Maguindanao en 2009. Le maire a été entendu comme témoin dans ce dossier mais a été acquitté pour absence de preuve d’implication directe.

À Shariff Aguak, l’attaque ciblant Akmad Ampatuan
Selon les images de vidéosurveillance, deux hommes armés sortis d’une camionnette blanche ont ouvert le feu sur le véhicule blindé du maire. L’attaque a provoqué des blessures chez deux gardes et Ampatuan est sorti indemne. Les autorités locales indiquent que les suspects auraient été recrutés et que l’enquête se poursuit pour identifier les commanditaires. « D’après nos indices, ces hommes ont été recrutés », a déclaré le chef de la police locale.
Contexte et premières indications d’enquête
Cette nouvelle attaque met en lumière les tensions autour du clan Ampatuan, impliqué dans le massacre de Maguindanao en novembre 2009, le pire massacre politique de l’histoire des Philippines, au cours duquel 58 personnes, dont 32 journalistes, avaient été tuées. Ampatuan a été entendu dans ce dossier mais a été acquitté faute de preuve d’implication directe. Le récit des autorités précise que l’enquête cherche à établir les commanditaires et rappelle que ce drame a marqué durablement la politique locale du Mindanao.