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La sortie en hors-piste aurait pu se terminer de manière tragique. Quelques jours après une importante avalanche près de Valmeinier en Maurienne, deux amis secourus par le PGHM de Modane ont décidé de partager leur expérience afin que d’autres skieurs évitent de reproduire leurs erreurs.
Des miraculés témoins d’une expérience traumatisante
Ils se considèrent comme des miraculés. Quatre jours après l’énorme avalanche qui s’est déclenchée dimanche matin, les deux rescapés, originaires du Puy-de-Dôme, se remémorent leur sortie en hors-piste, qui aurait pu se solder par un drame. Passionnés de montagne, ils avaient voulu profiter pleinement de leur séjour en Maurienne, malgré un risque d’avalanche évalué à 4 sur 5. “On aurait mieux fait de rester à la maison”, confie Nicolas, 38 ans, qui a commencé le ski à l’âge de 6 ans.

« Toute la montagne est partie »
Ce matin-là, Nicolas et son ami Alexis se lèvent aux aurores, laissant leur troisième camarade faire la grasse matinée, et partent en direction du Grand Fourchon. Pratiquant le splitboard, une planche de snowboard qui se sépare pour imiter des skis de randonnée, ils avancent sans trop de soucis pendant environ une heure et demie. Cependant, les choses se compliquent après huit heures, en pleine ascension. “On approche d’un très gros rocher et on se rend compte que la partie au-dessus de nous pourrait être mauvaise”, raconte Nicolas. Il décide alors de traverser la pente seul pour rejoindre un autre rocher situé à 100 mètres. Malheureusement, Alexis, qui ne fait qu’une trentaine de mètres, subit le choc. “Et là, il y a toute la montagne qui est partie”, se souvient-il.
« Un risque 4 sur 5, il ne faut pas le négliger »
Les deux amis mettent quelques minutes à comprendre qu’ils se trouvent sur un îlot de neige qui a échappé à l’avalanche. Nicolas appelle les secours du PGHM, qui parviennent à les localiser. “Entre temps, on avait réussi à sortir de la plaque de neige où on se trouvait”, explique-t-il. Ils sont ensuite évacués en hélicoptère. Bien qu’ils saluent le travail des secouristes, les deux Auvergnats regrettent d’avoir pris des risques inutiles qui auraient pu mettre en danger les gendarmes. “Cette journée nous a montré qu’un risque de 4 sur 5 ne doit pas être pris à la légère”, conclut l’Auvergnat. “Nous ne connaissions pas les conditions réelles et cet itinéraire n’avait pas été réalisé avec un professionnel. Nous avons fait plusieurs petites erreurs, mais la plus grosse, c’était d’y aller.”