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Avoirs russes gelés: Moscou avertit, l’UE hésite

Par charles 2 min de lecture France et Belgique

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Plusieurs sources françaises décrivent un débat technique et politique autour de l’utilisation des avoirs russes gelés pour financer l’aide à l’Ukraine. L’ambassadeur russe à Berlin, Sergueï Netchaïev, affirme que toute opération sans l’accord de Moscou serait du vol et prévient que cela aurait des conséquences d’ampleur. Dans le même temps, les dirigeants européens examinent un plan présenté par la Commission pour recourir à ces fonds, tout en cherchant à protéger l’euro et les actifs européens. La Belgique demeure hostile, notamment en raison d’Euroclear, et les discussions se poursuivent entre Berlin et Bruxelles.

Avertissements de Moscou et plan de l’UE sur les avoirs russes gelés

Selon Sergueï Netchaïev, « Toute opération avec les avoirs souverains de la Russie sans l’accord de la Russie serait du vol. Et il est clair que le vol de fonds de l’État russe aura des conséquences d’ampleur ». Le diplomate a ajouté que « la réputation de l’UE dans le monde des affaires pourrait être détruite », évoquant aussi d’« interminables procédures judiciaires », et un « chemin vers l’anarchie juridique et la destruction des fondements du système financier mondial » dont l’Europe serait la première victime.

Le chancelier allemand Friedrich Merz se rend vendredi soir en Belgique pour « convaincre » son homologue belge Bart De Wever du bien-fondé du plan de la Commission européenne de recourir aux avoirs russes gelés pour soutenir Kiev. L’objectif est de financer l’aide à l’Ukraine sans miner l’euro et sans mettre en danger des actifs européens à l’étranger.

La Belgique demeure hostile, car c’est dans ce pays qu’est basée la société Euroclear, qui détient quelque 210 milliards d’euros de ces avoirs, sur 235 milliards en tout dans l’UE. Près de quatre ans après l’invasion, l’UE cherche un mécanisme qui ne minerait pas l’euro et ne mettrait pas en danger des actifs européens à l’étranger.

Vue d’un débat sur les avoirs russes gelés en Europe
Une image illustrant les débats sur les avoirs russes gelés et leur usage potentiel.

Réactions européennes et position belge

L’Ukraine fait face à des combats et à des pressions diplomatiques, tandis que les discussions se poursuivent à Bruxelles et à Berlin sur la faisabilité du mécanisme proposé par la Commission européenne. L’ambassadeur russe a rappelé que Moscou verrait ces mesures comme une action sans accord et que cela pourrait avoir des conséquences d’ampleur.

Selon la même veine, l’exécutif européen a présenté un plan de recours aux avoirs russes gelés en Europe, mais la Belgique demeure réticente en raison d’Euroclear basé à Bruxelles, détenant une part importante des avoirs gelés. L’UE cherche à préserver l’euro tout en protégeant les actifs européens à l’étranger.

Photo du Kremlin à Moscou dans le contexte ukrainien
Contexte géopolitique autour des avoirs russes gelés et des réactions européennes.

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