Accueil ActualitéBaisse des « narchomicides » à Marseille en 2025 : un début de recul

Baisse des « narchomicides » à Marseille en 2025 : un début de recul

par Lea
France

En 2025, Marseille a enregistré 17 décès liés au narcotrafic, un chiffre en baisse par rapport aux années précédentes. Le procureur de la République, le préfet des Bouches-du-Rhône et la préfète de police déléguée ont fait le point lors d’une conférence de presse sur l’état de la lutte contre le narcotrafic. Ils soulignent toutefois que la violence liée à la guerre des gangs demeure une préoccupation majeure.

Les autorités indiquent une diminution du nombre de points de deal dans les quartiers nord, zones les plus touchées par la pauvreté. Toutefois, elles signalent l’ouverture de nouveaux points dans le centre de Marseille qui jusqu’ici avait été épargné. Le procureur évoque une guerre de territoires dans le IIIe arrondissement, où une organisation locale est en compétition avec l’organisation criminelle qui a une emprise plus vaste sur Marseille, sans citer de noms.

Le préfet a rappelé que tout achat et consommation réguliers alimentent le trafic. Il a décrit une vaste opération de contrôles menée sur plusieurs jours fin janvier dans une vingtaine de villes du département, indiquant qu’une personne sur douze détenait des stupéfiants. Au total, plus de 17 kg de cannabis et 300 grammes de cocaïne ont été saisis auprès de 390 personnes, sur environ 5 000 contrôlées, selon les chiffres présentés.

Le préfet a exprimé son ambition de reconquérir la sécurité du quotidien en intensifiant les contrôles et le patrouillage autour des zones sensibles et des points de deal. Il a évoqué un pilonnage des forces de l’ordre pour mieux sécuriser les secteurs criminogènes et les périmètres les plus exposés à la violence. Cette approche vise à stabiliser la vie quotidienne des habitants et à dissuader les trafics locaux.

La préfète de police déléguée a rappelé que le nombre de points de deal avait été réduit de moitié en trois ans, passant de plus de 160 à environ 80 dans le périmètre marseillais. Cette diminution s’appuie sur des opérations ciblées et une meilleure présence policière dans les quartiers sensibles. Les autorités affirment qu’elle contribue à limiter les lieux propices au trafic et à sécuriser le quotidien des citadins.

Par ailleurs, Mehdi Kessaci, petit frère d’Amine Kessaci et figure opposée au narcotrafic, a été tué à la mi-novembre; les autorités évoquent un crime d intimidation qui a marqué Marseille et au-delà.

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