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Biden : Netanyahou, frein aux accords de cessez-le-feu à Gaza

by Sara
Israël, États-Unis, Palestine

Des anciens responsables de l’administration Biden ont reconnu que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a fait obstacle à des accords de cessez-le-feu à Gaza, selon un article du Jerusalem Post repris par la presse. Ces révélations relancent le débat sur la responsabilité politique dans l’échec des négociations et nourrissent les tensions entre Washington et Tel-Aviv.

Révélations publiées et contexte

Le reportage indique que des responsables ayant servi sous la présidence de Joe Biden ont admis publiquement, après leur départ, des positions qu’ils avaient auparavant gardées discrètes.

Ils estiment que la rigidité de Netanyahou a bloqué des étapes cruciales vers un cessez-le-feu à Gaza, alors que des médiateurs travaillaient à des accords impliquant notamment le mouvement de résistance islamique Hamas.

Déclarations de Matthew Miller

Matthew Miller, ancien porte-parole du département d’État sous l’administration Biden, a expliqué dans une interview que l’administration avait « pensé à plusieurs reprises » annoncer publiquement que Netanyahou empêchait un cessez-le-feu, mais y avait renoncé par crainte d’encourager Hamas.

Il a ajouté : « Il y a eu des moments où nous voulions déclarer haut et fort que nous pensions que le Premier ministre était complètement inflexible, et qu’il était difficile de conclure un accord. Mais nous avons décidé que cela n’apporterait rien. »

  • Miller a évoqué le retrait de Yahya Sinwar, alors chef du bureau politique du Hamas, des négociations lorsqu’il a perçu une division entre les États-Unis et Israël.
  • Selon Miller, l’administration a privilégié la pression discrète à huis clos plutôt que des annonces publiques susceptibles de compliquer les pourparlers.

Observations sur la réponse d’Antony Blinken et de Netanyahou

Le rapport cite également une confrontation verbale entre l’ancien secrétaire d’État Antony Blinken et Benjamin Netanyahou. Blinken aurait dit à Netanyahou qu’il rendait impossible « le rêve » que l’État d’Israël poursuit depuis sa création.

Netanyahou aurait répondu : « Vous avez raison. Nous allons mener cette guerre pendant des décennies. C’était ainsi. Ce sera ainsi. » Ces propos illustrent l’impasse politique perçue par certains responsables américains.

Commentaires de Jake Sullivan et débat sur l’aide militaire

Jake Sullivan, conseiller à la sécurité nationale sous Biden, a défendu l’appel de certains démocrates au Congrès à conditionner ou suspendre l’aide militaire à Israël. Il a estimé que l’argument pour freiner les livraisons d’armes est aujourd’hui « bien plus fort » qu’auparavant.

Sullivan a ajouté que la situation avait changé : il y avait eu, selon lui, un accord de cessez-le-feu potentiel et des perspectives de négociation, mais qu’Israël s’en était retiré sans négocier sérieusement.

Témoignage de Jacob Lew sur la pression diplomatique

Jacob Lew, ambassadeur des États-Unis en Israël de 2023 à 2025, a déclaré que l’engagement de Biden à soutenir Israël dans une bataille « légitime et juste » était clair, mais qu’il aurait dû s’accompagner d’une pression plus forte sur les questions humanitaires.

Lew a précisé qu’il avait contacté très directement les autorités israéliennes sur les tactiques militaires et qu’il n’hésitait pas à les appeler « au milieu de la nuit » pour demander des explications sur des opérations sur le terrain.

Conséquences politiques et diplomatiques

Ces révélations risquent d’alimenter le débat aux États-Unis sur la nature et les conditions de l’aide militaire à Israël, en particulier au sein du Parti démocrate.

Pour la région, le constat d’obstacles internes à l’accord de cessez-le-feu complique les perspectives de désescalade et prolonge le conflit dans l’esprit de certains responsables qui parlent déjà d’un affrontement aux conséquences durables.

  • Risque d’une polarisation renforcée à Washington sur la politique envers Israël.
  • Renforcement des appels à davantage de pression diplomatique pour protéger les civils à Gaza.
  • Possibilité d’un impact sur les négociations futures si la méfiance entre médiateurs et parties persiste.

Enjeux pour l’avenir

Les aveux publics d’anciens responsables américains relancent la question de savoir comment concilier soutien stratégique et exigences humanitaires. Ils posent aussi la question de l’efficacité des pressions diplomatiques discrètes face à des décisions politiques jugées irréversibles par certains acteurs.

Le dossier devrait rester au centre des discussions entre alliés, décideurs politiques et acteurs régionaux dans les mois à venir, alors que la recherche d’un cessez-le-feu durable demeure une priorité pour limiter les pertes civiles et stabiliser la région.

source:https://www.aljazeera.net/news/2025/8/29/%d9%85%d8%b3%d8%a4%d9%88%d9%84%d9%88%d9%86-%d8%a8%d8%a5%d8%af%d8%a7%d8%b1%d8%a9-%d8%a8%d8%a7%d9%8a%d8%af%d9%86-%d9%8a%d8%b9%d8%aa%d8%b1%d9%81%d9%88%d9%86-%d9%86%d8%aa%d9%86%d9%8a%d8%a7%d9%87%d9%88

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