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Birmanie : La procédure pour génocide Rohingya contestée devant la CIJ

Birmanie : La procédure pour génocide Rohingya contestée devant la CIJ

Par Lea 2 min de lecture

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France

La Gambie porte plainte devant la Cour internationale de justice (CIJ) contre des actes attribués au pouvoir birman et visant les Rohingyas. Dans un communiqué publié par un média d’État, la junte affirme que la procédure est « biaisée et sans fondement » et appelle la CIJ à rendre sa décision sur la base des faits et du droit, dans le strict respect du cadre de la Convention sur le génocide.

Réaction de la junte birmane

Le ministère des Affaires étrangères de la Birmanie soutient que les audiences, qui se tiennent à huis clos avec des échanges devant la Cour, démontrent la coopération du pays « de bonne foi » avec la CIJ et le droit international. Dans le communiqué publié mardi, il est répété que les accusations sont « biaisées et sans fondement, tant sur les faits que juridiquement », et que « des rapports biaisés basés sur des preuves non fiables ne sauraient remplacer la vérité ».

Contexte et portée de la procédure

La Gambie accuse la Birmanie de violations de la Convention sur le génocide devant la plus haute instance judiciaire de l’ONU. Le détail des allégations porte sur les violences visant la minorité musulmane rohingya et sur des actes qui, selon les plaignants, visent à détruire ce groupe.

Massacres et violences décrits lors des audiences

Des témoignages entendus par la CIJ décrivent des violences contre les Rohingyas dans le nord de l’État Rakhine: des soldats auraient décapité des personnes âgées, violé des femmes et des filles en réunion, et jeté des nourrissons dans les rivières. Selon l’avocate de la Gambie, Tafadzwa Pasipanodya, ces actes auraient été suivis d’incendies de villages « systématiquement » après des prétendues opérations de « nettoyage ». Elle affirme que « l’ensemble de ces preuves démontre de manière convaincante que la Birmanie, par l’intermédiaire de ses organes étatiques, a agi dans l’intention d’exterminer les Rohingyas ».

Éléments contextuels et état des lieux

À ce jour, les autorités du sud-est asiatique soutiennent que la répression était justifiée pour réprimer une insurrection après une série d’attaques ayant coûté la vie à des membres des forces de sécurité. Aujourd’hui, environ 1,17 million de Rohingyas vivent dans des camps précaires qui s’étendent sur plus de 3 200 hectares à Cox’s Bazar, au Bangladesh.

Perspectives et échéances

Une décision de la CIJ pourrait prendre des mois, voire des années. Le tribunal n’a pas de mécanisme d’application des arrêts, mais une décision favorable à la Gambie exercerait une pression politique sur la Birmanie. Le dossier est scruté de près, car il pourrait créer des précédents pour d’autres affaires portées devant la CIJ, notamment une affaire initiée par l’Afrique du Sud contre Israël concernant des allégations liées à Gaza.

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