Le trafic de cocaïne ciblant le Havre et Lille a été au cœur d’un nouveau verdict: Abdelkader Bouguettaia a été condamné à 20 ans de prison à Lille, avec une période de sûreté des deux tiers et une amende d’un million d’euros. Rejugé en France après son extradition de Dubaï en juin, il a été jugé en sa présence en décembre devant la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Lille. Les dossiers rejugés concernaient plusieurs saisies de cocaïne au port du Havre, totalisant plus de deux tonnes de drogue, selon le parquet.
À Lille, Bouguettaia condamné à 20 ans après extradition
À Lille, Abdelkader Bouguettaia a été condamné à 20 ans de réclusion, assortis de la période de sûreté des deux tiers et d’une amende d’un million d’euros. Le jugement a joint plusieurs dossiers et retenu des saisies de cocaïne au Havre, totalisant plus de deux tonnes de drogue. Les réquisitions portaient sur des peines de 9 et 15 ans dans deux dossiers, finalement joints. « Les incorrigibles, il faut les neutraliser », a déclaré l’un des procureurs, selon le parquet de Lille. Selon le parquet, certaines importations étaient effectuées via « des cargaisons légales de gélatines de bœuf et de lames de bois en provenance d’Amérique du Sud, notamment du Brésil », ou « dans un conteneur de miettes de thon sous vide en provenance d’Équateur ». Bouguettaia était « le chef » d’une organisation criminelle dont « une trentaine d’opérateurs à des degrés divers ont été condamnés » dans ces différents dossiers.

Réseau et mécanismes du trafic
Selon le parquet, certaines importations étaient effectuées via « des cargaisons légales de gélatines de bœuf et de lames de bois en provenance d’Amérique du Sud, notamment du Brésil », ou encore « dans un conteneur de miettes de thon sous vide en provenance d’Équateur ». Bouguettaia était « le chef » d’une organisation criminelle dont « une trentaine d’opérateurs à des degrés divers ont été condamnés » dans ces dossiers.
Des témoignages et éléments d’enquête présentent comme donneur d’ordres un certain « Bibi », surnom qu’Abdelkader Bouguettaia a reconnu être le sien depuis l’enfance. A la barre, Bouguettaia avait assuré ne pas connaître les personnes l’ayant désigné comme la tête du réseau et avait suggéré que certains voulaient lui faire porter « un chapeau XXL », et ses avocates avaient plaidé la relaxe.

Des dossiers décrivent des saisies totalisant plus de deux tonnes de drogue et illustrent une organisation capable de recruter dockers et chauffeurs portuaires, de suivre les plannings d’arrivée des containers et de faire surveiller les opérations en temps réel.
Le parquet rappelle que Bouguettaia, extradé de Dubaï, a été rejugé en décembre devant la Jirs de Lille, et que les dossiers joints portent sur des importations via le Havre et d’autres centres, révélant l’importance du rôle logistique dans ce réseau.
Le dossier souligne les enjeux de sécurité portuaire et d’action judiciaire contre le trafic international de cocaïne en France.