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Brandt: l’État prête 5 M€ pour une reprise en Scop

Brandt: l’État prête 5 M€ pour une reprise en Scop

Par charles 3 min de lecture France

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Brandt, l’électroménager français en redressement judiciaire, pourrait être relancé par une reprise en Société coopérative et participative (Scop) portée par les salariés avec le soutien de l’État et d’un partenaire privé. L’État parle d’un apport de 5 millions d’euros dans ce projet, présenté comme une solution industrielle et sociale. Les dates d’audience évoquées au tribunal de Nanterre varient selon les sources, certains évoquant le 2 décembre et d’autres le 3 décembre.

Brandt en redressement: l’État avance 5 M€ pour une Scop

Le groupe Brandt, placé en redressement judiciaire début octobre, voit l’État proposer 5 millions d’euros pour soutenir une reprise par les salariés via une Scop, en association avec le groupe Revive. Le chiffre d’affaires est d’environ 240 millions d’euros et 650 salariés travaillent sur les sites de Saint-Jean-de-la-Ruelle, Vendôme, Rueil-Malmaison et Cergy-Pontoise. La Région Centre-Val de Loire et Orléans Métropole apportent aussi leur soutien, avec des moyens à définir; le ministre de l’Industrie, Sébastien Martin, a souligné qu’il fallait trouver une solution « en 24 heures ! » en convainquant les banques.

C’est très intéressant cet attelage entre Revive, un groupe de restructuring moderne et une industrie vieillissante. Cela représente deux modes de gestion complémentaires

— selon Cyril Aubert, secrétaire du comité central économique et social, CFTC.

Les porteurs du projet estiment que 380 postes pourraient être sauvés sur 650 salariés, répartis sur les différents sites: environ 210 sur 350 à Saint-Jean-de-la-Ruelle, 55 sur 93 à Vendôme, 72 sur 155 à Rueil-Malmaison et 30–40 sur 95 à Cergy. Les élus reconnaissent qu’il y aura des pertes sociales malgré les efforts, et le ministre parle d’attelage avec un objectif commun: sauver l’emploi et la pérennité de la marque.

« Mais c’était cela ou rien. Il n’y a pas d’issue. Il n’y a pas d’autre solution. Nous sommes au bord du gouffre. Nous sommes pris par les délais. Jeudi soir, nous n’en étions qu’à seulement 25 postes sauvés », ont déclaré des élus syndicaux et des responsables politiques ce lundi matin.

Le groupe envisage de se recentrer sur la cuisson (fours, tables à induction, micro-ondes) et de cesser les activités liées au froid et au lavage, aujourd’hui dépendantes de fournisseurs extérieurs; le ministre évoque un « recentrage sur des produits plus premium ».

Parmi les difficultés évoquées figurent la contraction du marché, l’endettement et les difficultés d’approvisionnement, et l’influence du groupe algérien Cevital, propriétaire de Brandt, dans le passé, qui aurait eu du mal à homologuer certains produits en Europe.

Photo d'un site Brandt près d'Orléans
Brandt: deux sites régionaux dans le Loiret et le nord du Loir-et-Cher

Des enjeux sociaux et les prochaines étapes

Le dossier prévoit environ 380 postes sur 650 repris, répartis sur Saint-Jean-de-la-Ruelle, Vendôme, Rueil-Malmaison et Cergy; d’autres chiffres mentionnent 210 sur 350, 55 sur 93, 72 sur 155 et 30–40 sur 95 respectivement. Le projet est présenté comme une alternative à d’autres offres, et François Bonneau, président de la région Centre-Val de Loire, rappelle que l’offre soutenue par l’État et les élus locaux est « la seule industrielle avec du contenu social » pour Brandt. Les salariés affichent un fort attachement à la marque et veulent que les clients suivent, comme l’affirment les représentants.

« Tout le monde est emballé », déclare Denis Bernier, délégué CFE-CGC à Saint-Jean-de-la-Ruelle, et ajoute: « Nous allons créer un groupe de travail d’une quarantaine de personnes ». Les élus soulignent l’attachement à Brandt et les dirigeants évoquent une gestion fondée sur le principe « un homme, une voix » dans le cadre de la Scop. Le tribunal doit statuer et les offres de reprise ont été soumises, certaines en compétition, notamment une proposition visant les marques Brandt et Sauter, avec une production éventuelle en Pologne; d’autres offres concernent le service après-vente.

Le temps presse: selon les élus, « le 15 décembre, nous n’avons plus de trésorerie pour que les salaires soient payés » si rien n’avance. Le tribunal pourrait statuer entre le 2 et le 3 décembre selon les sources, ce qui reflète des divergences dans les comptes rendus médiatiques. Le ministre et les élus locaux continueront de suivre de près les évolutions et la perspective d’une renaissance industrielle avec Revive, tout en restant conscients des défis opérationnels et sociaux.

Usine Brandt Saint-Jean-de-la-Ruelle en activité
Site Brandt de Saint-Jean-de-la-Ruelle et perspectives d’avenir

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