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Le budget 2026 est au cœur des attentes après une allocution du Premier ministre Sébastien Lecornu, qui présente une version « meilleure » et « responsable » du texte initial. Il affirme vouloir soutenir le travail et le pouvoir d’achat sans augmenter l’impôt, tout en renforçant des prestations clés. Le déficit public devrait être ramené autour de 5 % du PIB, et le Parlement demeure prudent sur le chemin à suivre pour l’adoption du texte, entre recours au 49.3 ou des ordonnances.
Prime d’activité et mesures sociales
La prime d’activité bénéficie d’une hausse moyenne de 50 euros par mois pour plus de 3 millions de ménages qui gagnent entre 1 fois et 1,4 fois le SMIC, selon les chiffres avancés par le gouvernement. « Il faut que le travail paie plus », a déclaré Sébastien Lecornu en présentant ces mesures. Le texte prévoit aussi la mise en place d’une « allocation sociale unifiée », un versement unique destiné à simplifier le versement de plusieurs prestations sociales le même jour. Le gouvernement affirme que ni les allocations destinées aux personnes en situation de handicap ni les APL ne seront réduites, et il prévoit la revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu pour suivre l’inflation. MaPrimeRenov’ sera également maintenue dans le budget 2026.

Logement, éducation et soutien aux étudiants
Sur le volet logement, 400 millions d’euros supplémentaires seront attribués aux bailleurs sociaux pour favoriser la construction et la rénovation, et un nouveau statut serait accordé aux bailleurs privés. L’aide à la rénovation énergétique MaPrimeRenov’ sera maintenue.
Le plan prévoit aussi des mesures en faveur des étudiants: le repas à 1 euro au restaurant universitaire sera étendu à l’ensemble des étudiants dès le mois de mai, et les bourses étudiantes seront maintenues. En outre, 2 000 postes supplémentaires seront créés dans l’éducation nationale pour mieux accueillir les enfants en situation de handicap, et les financements destinés aux universités et aux organismes de recherche seront renforcés pour respecter les engagements de la programmation pluriannuelle de la recherche.

Fiscalité, déficit et cadre parlementaire
En matière fiscale, le gouvernement affirme qu’il n’y aura aucune augmentation de la fiscalité sur les ménages et indexera le barème de l’impôt sur le revenu pour suivre l’inflation. La niche fiscale des retraités est maintenue et l’abattement de 10 % sur les pensions demeure. « Il n’y aura aucune mesure pesant sur les allocations pour les personnes en situation de handicap », affirme le gouvernement. Le déficit public ne devrait pas excéder 5 % du PIB dans la version finale, et le chemin d’adoption demeure incertain entre recours au 49.3 et l’usage d’ordonnances. Selon L’Express, Lecornu pourrait convoquer un Conseil des ministres dimanche ou lundi pour décider de la suite, tout en restant discret sur le choix final.
Sur les réactions, le PS et des opposants estiment que des concessions restent insuffisantes. Eric Coquerel (LFI) a déploré sur BFMTV « des concessions qui sont très minimes ». Des détails sur les recettes et la répartition du poids des efforts restent à préciser dans le texte final.
Une chose est sûre pour Lecornu: le déficit ne devra pas dépasser 5 % du PIB dans la version finale et les discussions se poursuivent au Parlement pour ajuster le véhicule juridique approprié, soit une loi de finances par le vote traditionnel, soit une ordonnance budgétaire.