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Le FTSE‑100 a connu une forte progression en 2025, dépassant les attentes et attirant l’attention des investisseurs à la recherche d’actions britanniques 2026. Cet élan se traduit par une hausse de plus de 20 % sur l’année écoulée, supérieure à la performance du S&P 500 à Wall Street, et par un franchissement symbolique des 10 000 points au début janvier.
Un indice soutenu par les secteurs « traditionnels »
Le FTSE‑100 reflète la cotation des 100 plus grandes capitalisations de la Bourse de Londres et reste fortement exposé à des secteurs dits traditionnels. Ainsi, l’énergie, la finance et la défense pèsent lourdement dans l’indice, avec des groupes comme Shell, BP, Barclays, Lloyds, HSBC et BAE Systems en première ligne.
De fait, les entreprises technologiques ne représentent qu’une faible part de l’indice — autour de 3,5 % — contre environ un tiers pour le S&P 500. Par conséquent, la forte progression du FTSE tient en grande partie à la stabilité des activités classiques et aux rendements distribués aux actionnaires.
Par ailleurs, la perspective d’une détente progressive des taux de la Banque d’Angleterre, qui devrait réduire le rendement des obligations, encourage les investisseurs à rechercher des alternatives comme les actions. Plusieurs études indiquent par ailleurs qu’une large part des épargnants britanniques envisagent d’augmenter leur exposition aux titres domestiques en 2026.
Trois actions britanniques à suivre en 2026
Des analystes de marchés ont identifié plusieurs valeurs susceptibles de tirer parti de cette conjoncture. Voici trois titres recommandés pour 2026, analysés sous l’angle de leurs perspectives financières et de leur position sectorielle.
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M&G — Le gestionnaire d’épargne et d’investissement continue de verser des dividendes réguliers depuis sa scission. Les analystes anticipent une distribution autour de 21,4 pence par action pour 2026, soit un rendement estimé proche de 7,5 % selon les projections actuelles.
Sur le plan opérationnel, les flux nets d’activité demeurent solides, avec environ 2,1 milliards de livres sterling au titre du dernier exercice semestriel publié. La société gère par ailleurs plus de 323 milliards de livres d’actifs pour des clients institutionnels et particuliers, ce qui lui confère une base récurrente de revenus et une visibilité appréciée des investisseurs.
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Wise — Spécialiste des transferts internationaux et des services de paiement, Wise présente un profil de croissance attractif. Les prévisions indiquent des revenus proches de 1,8 milliard de livres pour l’exercice clos fin mars 2026, soit une progression annuelle d’environ 26 %.
La société compte aujourd’hui plus de 15 millions d’utilisateurs actifs et a dégagé des revenus d’environ 1,21 milliard de livres sur l’exercice précédent, avec un bénéfice avant impôts solide. Les analystes estiment que Wise n’a exploité qu’une partie de son potentiel sur le marché mondial des paiements, laissant la porte ouverte à de nouveaux gains de valeur pour les actionnaires.
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BAE Systems — Le géant britannique de la défense bénéficie d’un contexte favorable, marqué par un renforcement des budgets militaires dans plusieurs pays alliés. Cette dynamique devrait soutenir la demande pour ses systèmes et équipements au cours des prochaines années.
Les derniers comptes semestriels montrent des ventes consolidées en hausse, à hauteur de 14,62 milliards de livres, et un bénéfice avant impôts en progression. De plus, le rendement par action a augmenté, reflétant une amélioration des marges et une forte génération de trésorerie.
Risques et perspectives pour les investisseurs
Si le redressement du FTSE‑100 offre des opportunités, il convient de rappeler quelques sources de risque. La faible pondération des valeurs technologiques dans l’indice peut limiter les poussées spectaculaires, tandis que la conjoncture macroéconomique — notamment l’évolution des taux et la géopolitique — reste un facteur d’incertitude.
En outre, la volatilité possible des marchés technologiques et la sensibilité des rendements obligataires aux décisions de politique monétaire imposent une diversification prudente. Néanmoins, pour les investisseurs cherchant des revenus et une exposition au tissu industriel britannique, les secteurs de l’énergie, de la finance et de la défense restent des pistes à considérer pour 2026.