La réponse courte
En Tunisie, l’inflation atteint 5,6 % sur un an en septembre 2026, contre 5,4 % en août, selon les statistiques officielles publiées le 5 octobre et rapportées par Al Jazeera. Ce chiffre ne décrit pas une hausse survenue le jour de l’annonce : il porte sur les prix de septembre. Pour comprendre son effet sur les dépenses, il faut aussi distinguer la période comparée et les produits concernés.1
5,6 % sur un an, 0,8 % sur un mois : deux comparaisons différentes
Le taux annuel de 5,6 % compare le niveau des prix de septembre 2026 à celui de septembre 2025. L’Institut national de la statistique (INS) publie séparément une progression de 0,8 % entre août et septembre 2026. Le premier chiffre mesure l’évolution sur un an, le second le mouvement du dernier mois. Ils ne s’additionnent pas et ne sont pas interchangeables.2

Cette distinction compte particulièrement pour les dépenses scolaires. Les prix du groupe « Enseignement » augmentent de 5,5 % sur un an, mais de 3,9 % sur le seul mois de septembre. Pour ce mouvement mensuel, l’INS cite notamment les services de l’enseignement préélémentaire et primaire privé, en hausse de 5,3 %, et les fournitures scolaires, de 3,2 %. La variation mensuelle permet ainsi de lire les hausses de la rentrée sans les confondre avec l’évolution annuelle du secteur.2
L’alimentation augmente davantage, mais pas chaque produit
Pour les courses alimentaires, les hausses dépassent celles de l’indice général dans les deux comparaisons : le groupe « Alimentation et boissons » progresse de 8,4 % sur un an et de 2,1 % entre août et septembre.2

Même au sein de l’alimentation, la moyenne ne signifie pas que tous les prix montent. Sur un an, les volailles augmentent de 16,5 % et les légumes frais de 12,9 %, tandis que les huiles alimentaires baissent de 4,1 %. Le contenu des achats compte donc pour comprendre l’écart entre la hausse d’un panier particulier et celle du groupe alimentaire.2
Le taux national n’est pas la hausse du budget de chaque ménage
Appliquer les 5,6 % à chaque achat donnerait une lecture trompeuse. Les différences concernent aussi le régime des prix : sur un an, les produits libres, c’est-à-dire non encadrés, augmentent de 6,8 %, contre 1,2 % pour les produits encadrés. L’indice national fournit un repère d’ensemble, pas une mesure identique pour chaque dépense ni pour chaque ménage.2
Les 2 sources
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