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Malgré un environnement macroéconomique complexe, DXC Technology affiche une résilience financière notable au troisième trimestre de son exercice 2026. L’entreprise de services informatiques mise désormais massivement sur l’intelligence artificielle et ses initiatives « Fast Track » pour transformer son modèle économique et renouer avec la croissance.
Une discipline financière qui compense le recul du chiffre d’affaires
Pour le troisième trimestre de l’exercice fiscal 2026, DXC Technology a rapporté un chiffre d’affaires de 3,2 milliards de dollars, marquant une baisse organique de 4,3 % sur un an. Ce résultat s’inscrit néanmoins dans la fourchette des prévisions du groupe. La véritable performance réside dans la rentabilité : la marge EBIT ajustée a atteint 8,2 %, dépassant légèrement les attentes, tandis que le bénéfice par action (EPS) non-GAAP s’est élevé à 0,96 dollar, contre 0,92 dollar l’année précédente.
Cette amélioration du bénéfice, malgré la contraction des revenus, s’explique par une gestion rigoureuse des coûts, une réduction du nombre d’actions en circulation et une baisse des charges d’intérêts. Le ratio « book-to-bill » (commandes sur facturation) s’établit à 1,12, un indicateur positif signalant que l’entreprise engrange plus de commandes qu’elle ne facture de services, assurant ainsi une visibilité sur les revenus futurs.
L’IA et l’initiative « Fast Track » au cœur de la stratégie
Au-delà des résultats financiers, DXC Technology opère un pivot stratégique majeur. Raul Fernandez, PDG de l’entreprise, a souligné la fin de l’ère traditionnelle de la facturation au temps passé (« rates times hours ») au profit de modèles basés sur la valeur. Cette transition est portée par les initiatives « Fast Track », une gamme de solutions infusées à l’intelligence artificielle.
L’objectif est ambitieux : ces nouvelles offres doivent représenter 10 % du chiffre d’affaires d’ici la fin du deuxième trimestre de l’exercice 2029. L’entreprise déploie l’IA à grande échelle en interne, connectant ses systèmes hérités à des orchestrateurs intelligents plutôt que de tenter des refontes complètes et risquées. Un exemple concret est la plateforme Core Ignite, qui permet aux banques de moderniser leurs mainframes sans remplacer leurs systèmes critiques.
Contrats majeurs et disparités sectorielles
La validité de cette stratégie semble confirmée par la signature d’un contrat majeur avec la Police Métropolitaine de Londres. DXC a été choisi pour piloter la transformation de l’entreprise, remplaçant les systèmes ERP centraux et intégrant des solutions SaaS modernes.
Cependant, les performances restent inégales selon les segments :
- Assurance : Le seul segment en croissance (+3,2 %), porté par la migration des clients vers la plateforme logicielle cloud Assure.
- Global Infrastructure Services (GIS) : En recul de 6,2 %, conforme aux attentes de restructuration du portefeuille.
- Consulting & Engineering (CES) : En baisse de 3,6 %, bien que le carnet de commandes y soit particulièrement solide (ratio de 1,2).
Perspectives et allocation du capital
DXC Technology maintient ses prévisions pour la fin de l’année fiscale, anticipant un flux de trésorerie disponible d’environ 650 millions de dollars. La solidité du bilan a permis de réduire la dette nette d’environ 970 millions de dollars depuis le début de l’exercice 2025.
Pour les actionnaires, le message est clair : l’entreprise prévoit de racheter pour 250 millions de dollars d’actions sur l’exercice en cours, un chiffre en hausse par rapport aux estimations initiales. Cette politique de retour de capital devrait se poursuivre au premier semestre de l’exercice 2027, combinée à un désendettement continu.