Le quatrième membre présumé du commando impliqué dans le braquage du Louvre a été placé en détention provisoire à Paris, à l’issue d’un débat devant le juge des libertés et de la détention. Il est âgé de 39 ans et originaire de Seine‑Saint‑Denis ; il avait été interpellé la semaine précédente sur un chantier à Laval (Mayenne).
Mis en examen vendredi par les juges d’instruction de la Juridiction interrégionale spécialisée pour vol en bande organisée et pour association de malfaiteurs en récidive, il a vu ce placement contesté par ses avocats.
Maîtres Ménya Arab‑Tigrine et Farida Cagniard dénoncent l’isolement carcéral de leur client à Fresnes et estiment que l’instruction n’a pas encore réunifié les preuves permettant d’établir sa présence sur les lieux.
Selon elles, l’objectif de l’instruction est de constituer les éléments de preuve, et pour l’instant aucun élément ne permet de dire qu’il était sur place.
Les faits et les autres suspects
Le suspect, âgé de 39 ans, est originaire de Seine‑Saint‑Denis et a déjà été condamné à six reprises pour des infractions telles que proxénétisme, conduite sans permis et recel de vol. Pour ce dernier délit, il avait été condamné à deux mois d’emprisonnement avec sursis en 2010, selon la procureure de Paris, Laure Beccuau.
Avant ce dernier coup de filet, les enquêteurs de la Brigade de répression du banditisme, de la police judiciaire parisienne, et ceux de l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels avaient interpellé, en deux vagues, trois des quatre membres présumés de l’équipe de cambrioleurs. Ils ont été mis en examen pour vol en bande organisée et pour association de malfaiteurs.
Parmi les suspects, deux seraient entrés le 19 octobre dans la galerie d’Apollon, tandis que les deux autres — dont celui qui a été placé en détention ce mardi — étaient restés à l’extérieur et ont pris la fuite tous ensemble. Une cinquième personne, une femme de 38 ans, compagne de l’un des suspects et poursuivie pour complicité, a obtenu sa libération sous contrôle judiciaire.
Les malfaiteurs avaient opéré en plein jour, encagoulés, équipés d’un monte-charge de déménagement et armés de disqueuses.
Un mois après le braquage spectaculaire, les bijoux, estimés à 88 millions d’euros, restent introuvables.