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Charette rassure sur la bourse carbone malgré Trump

par Sara
Canada

Le ministre de l’Environnement, Benoit Charette, exprime sa confiance quant à la stabilité du marché québécois du carbone, malgré l’éventuelle réélection de Donald Trump à la Maison-Blanche, qui a toujours manifesté son opposition à la participation des États américains à ce type de système.

Une bourse du carbone résiliente

Lors d’une réunion de caucus à Saint-Sauveur, Benoit Charette a voulu rassurer les Québécois : le marché du carbone, qui relie le Québec à la Californie et à l’État de Washington, ne sera pas affecté par l’arrivée de ce président controversé. Il a déclaré : « La bourse du carbone a déjà vécu un mandat Trump, ainsi que différents gouvernements au niveau fédéral. C’est une bourse qui a bien performé ».

Inquiétudes exprimées par d’autres

Malgré cette assurance, des inquiétudes persistent. Début janvier, le ministre des Finances, Eric Girard, a évoqué des préoccupations quant à la tarification du carbone, signalant qu’il règne une grande incertitude concernant les revenus que ce marché pourrait générer à l’avenir. L’année dernière, le marché avait rapporté plus de 1,5 milliard d’euros à l’État québécois.

Des résistances politiques

Historiquement, Donald Trump a été opposé à l’idée d’une bourse du carbone commune avec le Québec. En 2018, son administration avait même tenté de contester devant les tribunaux la constitutionnalité de la liaison entre le marché du carbone californien et celui du Québec, sans succès. Ce jugement a été maintenu malgré l’arrivée au pouvoir de Joe Biden.

Un marché protégé

Comme l’indique la direction des communications du ministère de l’Environnement, cette décision de justice crée un précédent qui protège la connexion des marchés du carbone du Québec et de la Californie contre d’éventuelles attaques juridiques. Ils affirment qu’il n’y a pas de raisons de s’inquiéter, et que la Californie ainsi que l’État de Washington poursuivront la mise en œuvre de leur marché du carbone.

À la recherche de nouveaux partenariats

Mark Purdon, titulaire de la Chaire de recherche UQAM sur la décarbonisation, appelle à la prudence, affirmant qu’il n’est pas sûr que le marché soit à l’abri d’éventuelles contestations de l’administration Trump. Il souligne la légitimité croissante du marché canadien depuis la COP29, et suggère que le Québec devrait explorer de nouveaux partenariats en dehors des États-Unis pour se protéger d’un éventuel retrait californien, ce qui pourrait entraîner une hausse des coûts des émissions d’environ 300 euros la tonne.

Benoit Charette, le 1er octobre 2024

Bourse Du Carbone | Trump | Environnement | Québec | Californie | Canada

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