Un dispositif de gendarmerie en route vers la frontière espagnole s’est retrouvé face à deux tracteurs à Saint-Béat. Les agriculteurs assurent vouloir bloquer la progression des forces de l’ordre, tandis que les gendarmes évoquent une manifestation non déclarée.
Une colonne composée de huit fourgons et de deux engins blindés Centaure se dirigeait vers le rond-point de Fos, près de la frontière. Elle venait empêcher un nouveau barrage prévu par les agriculteurs lorsque les tracteurs ont ralenti le convoi en arrivant sur la chaussée. Le face-à-face s’est alors prolongé en une marche lente vers le rond-point, avec la participation de plusieurs élus locaux qui venaient témoigner leur soutien aux exploitants. Le témoignage des agriculteurs évoquait une contestation du dispositif policier et une volonté de montrer la détermination locale, sans intention d’escalade.
Les autorités relativisent l’ampleur de l’incident. Au sein du groupement de gendarmerie de Haute-Garonne, la perspective d’intercepter les Centaure a suscité un sourire. Selon une source, cela pourrait donner l’impression que la manifestation visait à bloquer la colonne mais ce n’était pas le cas; la marche encadrée par deux tracteurs n’avait pas été déclarée. Cette précision a été apportée pour situer le cadre de l’événement.
Cette mobilisation fait suite à l’échec des négociations menées le 7 janvier entre des éleveurs du Comminges et la préfecture. Les agriculteurs réclament notamment une approche d’abattage sélectif et raisonné pour protéger leurs troupeaux jusqu’à la fin de la période de vaccination et d’incubation.
Après environ trois heures, le convoi de gendarmerie a tourné dans le village d’Arlos et est revenu au rond-point de Fos. Les agriculteurs, pour leur part, sont retournés à leur position en insistant sur leur présence sur cet axe stratégique jusqu’à obtenir des réponses concrètes. Aucun communiqué officiel n’indique pour le moment d’autres mesures prévues à court terme.