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COP29 : Réflexions ironiques sur le climat et l’économie mondiale

par Sara
France

Le sommet COP29, qui se tient actuellement à Bakou, en Azerbaïdjan, suscite des réflexions intrigantes sur la relation entre climat et économie mondiale. En effet, le président azéri, Ilham Aliev, a su briller dans sa défense des hydrocarbures, rappelant à ses collègues dirigeants que « le pétrole et le gaz sont un cadeau de Dieu ». Son discours, bien que décalé dans le contexte d’un sommet sur le climat, met en lumière le paradoxe de la situation climatique actuelle.

Un plaidoyer inattendu pour les hydrocarbures

Dans ce coin riche en ressources, Aliev a affirmé qu’il ne fallait pas blâmer les pays producteurs de pétrole pour leur capacité à fournir ces ressources au marché. En comparant le sous-sol azéri à un jardin partagé, il a défendu le partage des richesses fossiles, tout en insistant sur la nécessité de ne pas disperser les bénéfices trop largement.

Malgré ses efforts pour séduire l’auditoire, son plaidoyer n’a pas suscité d’applaudissements de la part des grandes figures politiques présentes, tels que Donald Trump, Xi Jinping ou Emmanuel Macron, qui ont choisi de ne pas assister à cet événement.

Des sommets pour le climat, vraiment ?

La COP29, qui a débuté lundi dernier, semble suivre une tradition bien établie : celle d’organiser des conférences sur le climat dans des pays producteurs de pétrole. C’est un peu comme tenir un forum sur les produits bio à côté d’une exploitation intensive. Pour certains, cela évoque un humour cynique, comme l’a souligné Jean-Luc Mélenchon : « On a bien le droit de rigoler ! ».

La question principale soulevée cette année : l’empreinte carbone des pays émergents. Organiser une telle conférence à Bakou, une ville célèbre pour son industrie pétrolière, soulève inévitablement des interrogations sur la crédibilité de l’événement.

Un financement en question

Les objectifs de cette COP se centrent sur le financement de la transition écologique, notamment en aidant les pays à faible revenu à adopter des économies neutres en carbone. Cependant, l’ironie ne manque pas : alors que la faim dans le monde persiste, les préoccupations écologiques semblent parfois reléguées au second plan.

Les précédentes conférences, comme celle tenue aux Émirats, avaient fixé des objectifs ambitieux tels que la réduction des déchets plastiques et la promotion des énergies renouvelables, mais leur mise en œuvre reste problématique.

La COP30 déjà en vue

À quelques jours de la conclusion de cet événement, on peut déjà anticiper les communiqués triomphants qui proclameront que « tout s’est bien passé ». En réalité, ces sommets semblent souvent se traduire par des promesses creuses et une planification en vue de célébrer le 30ᵉ anniversaire de la COP. Une occasion de festoyer, peut-être autour d’un verre de champagne… sans gaz, bien sûr.

Un regard sur la migration

En lien avec les enjeux économiques globaux, une autre statistique notable est l’augmentation des flux migratoires. En 2023, 6,5 millions de nouveaux immigrés permanents se sont installés dans les pays de l’OCDE, marquant une tendance à la hausse par rapport aux années précédentes.

La COP29 aura lieu jusqu'au 22 novembre.
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