Aller au contenu

Samedi 17 octobre 2026 Mis à jour à 15 h 03

Lire sans pub
Décès de Richard Abauzit, défenseur infatigable des salariés

Décès de Richard Abauzit, défenseur infatigable des salariés

Par Lea 2 min de lecture

Garder Discussion
France

Richard Abauzit est décédé jeudi 27 novembre, chez lui à Montpellier, entouré des siens. Il avait 76 ans. Sa disparition laisse Montpellier et au-delà le souvenir d’un défenseur obstiné des droits des salariés.

Figure emblématique du syndicalisme, il était l’image même de la probité et du courage. Qu’il ait représenté le SNUipp, SUD Éducation, ou pris part au mouvement des Gilets jaunes, il s’est toujours placé aux côtés des plus faibles face aux puissants.

Ancien inspecteur du travail, il mettait ses vastes connaissances en droit du travail au service de ceux qu’il soutenait. En 2016, lors de l’entrée en vigueur de la loi El Khomri, il a analysé le texte dans un livre qu’il a coécrit avec Gérard Filoche, et en 2017, ils ont publié Détricoter les ordonnances Macron pour mieux les combattre.

Devenu instituteur, il a vécu les premières années des mouvements sociaux et participé activement à la longue grève de 1995. Conseiller du salarié, il exerçait ce rôle dans la discrétion et avec la fiabilité qui le caractérisaient.

Il a mené de grands combats juridiques et politiques contre l’injustice. Il a défendu Rolland Veuillet, instituteur gardois victime de l’acharnement de l’Éducation nationale et de la police, et il a aussi soutenu André Menras, dont l’État refusait de reconnaître les années de prison sous la dictature saïgonnaise. À cette occasion, il avait bataillé avec les plus hauts responsables de l’Éducation nationale, y compris un inspecteur général venu de Paris.

Ses combats pour la justice sociale ne lui étaient pas étrangers. Il s’est notamment engagé contre la fermeture du collège Clemenceau et a participé activement au mouvement des Gilets jaunes, notamment lors de l’occupation du rond-point des Prés d’Arènes.

Ses combats n’étaient pas appréciés du pouvoir. En 2017, il avait même été mis en examen — avec une journaliste de La Marseillaise — pour avoir défendu trois ex-salariés de l’Institut Saint-Pierre à Palavas.

Au-delà de ces épisodes, ce qui restera ce sont ses compétences, son obstINATION et sa grande gentillesse. Ce sont ces qualités humaines qui manqueront le plus à ceux qu’il avait aidés.

Les obsèques de Richard Abauzit auront lieu le samedi 6 décembre à 10h30 à Grammont. Sa famille et ses proches seront présents pour rendre hommage à son parcours. La cérémonie témoignera de la gratitude des personnes qu’il a accompagnées.

La Marseillaise, qui l’a souvent accueilli dans ses colonnes, présente ses sincères condoléances à sa famille et à toutes les personnes touchées par ce deuil. Ses lecteurs savent qu’il manquera à ceux qui l’ont suivi.

Cet article vous a-t-il aidé à comprendre ?

Connectez-vous pour donner votre avis : il aide la rédaction à savoir ce qui reste à expliquer.

Abonnement One Media

Lisez One Media sans publicité

Formule

Aucune publicité sur votre compte, votre carte de lecteur numérotée à votre nom, résiliable à tout moment.

Toutes les formules, dont l’annuel avec 2 mois offerts

Discussion

Soyez le premier à réagir. Un compte gratuit suffit ; le premier message est relu avant publication.

Se connecter Créer un compte

À lire ensuite

Tout le fil

Explorer

Chargement des rubriques…

Votre compte

Créez un compte gratuit pour garder des articles, suivre des rubriques, retrouver votre historique et participer aux débats.

Se connecter Créer un compte