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La démission de Carlos Tavares de la direction générale de Stellantis a suscité des réactions diverses, notamment parmi les travailleurs du groupe. Jean-Pierre Mercier, délégué SUD Stellantis sur le site de Poissy, a affirmé que « personne ne va le regretter parmi les travailleurs du groupe Stellantis ».
Un bilan controversé
Suite à l’annonce de sa démission « avec effet immédiat », Jean-Pierre Mercier a souligné que Tavares a été à l’origine de « plusieurs milliers de suppressions d’emplois à travers le monde ». Il a notamment évoqué les liquidations chez certains sous-traitants tels que MA. France et Novarès, ainsi que la fermeture programmée de deux usines en France : celle de Douvrin, spécialisée dans la fabrication de moteurs thermiques, et celle de Poissy.

Perspectives d’avenir incertaines
Jean-Pierre Mercier a également exprimé des inquiétudes quant à la continuité des politiques de l’entreprise : « La tête va changer mais la politique va rester exactement la même ». Selon lui, que le futur dirigeant soit italien ou américain, les suppressions d’emplois et les fermetures d’usines sont à prévoir pour garantir les profits et les dividendes aux actionnaires comme la famille Peugeot et Agnelli.
Appels à des garanties pour les employés
Mercier a souligné l’absence de garanties pour les salariés, en déclarant que « ce ne sont pas les promesses qui remplissent le frigidaire ». Il a mis en avant les craintes des employés quant à l’avenir de la production, en particulier après l’arrêt de la fabrication du modèle Mokka. « Tous les salariés sont convaincus qu’il n’y aura pas de nouveaux véhicules après l’actuel Mokka », a-t-il insisté, demandant la clarification des plans de production futurs pour assurer la pérennité de l’emploi.