Stephen Miran est devenu en septembre 2025 l’un des responsables de la Réserve fédérale américaine après la démission surprise d’Adriana Kugler. À l’époque, il n’avait pas démissionné de son poste au Conseil des conseillers économiques (CEA), expliquant que son mandat devait expirer le 31 janvier 2026 et qu’il était en congé sans solde. Sa fonction à la Fed a ensuite été marquée par une approche plus accommodante que celle de ses pairs, selon les premiers signaux observés.
Cette situation a été portée à l’attention du public mardi lorsque la Maison-Blanche a annoncé que Miran avait présenté sa démission du Comité des conseillers économiques (CEA). Le porte-parole de la présidence, Kush Desai, a précisé que cette démarche était conforme à l’engagement pris devant le Sénat avant sa nomination à la Fed.
Un gouverneur accommodant
Depuis son arrivée à la Fed, Miran s’est distingué par une orientation plutôt accommodante de la politique monétaire. Son mandat est censé expirer, mais il peut rester en poste jusqu’à l’arrivée de son successeur. Donald Trump envisage d’installer Kevin Warsh à ce poste et de le nommer président de la Fed, en remplacement de Jerome Powell, dont le mandat prend fin en mai. La nomination de Warsh doit être validée par les sénateurs, un processus qui peut s’étendre sur plusieurs mois.
Ce double emploi doit cesser
Mardi, des sénateurs démocrates ont écrit à Miran pour lui demander de démissionner immédiatement, soulignant que son maintien prolongé à la Fed aggravait un arrangement qu’ils jugent inapproprié et que ce double emploi doit cesser. Ils lui ont aussi reproché des votes sur la politique monétaire qui semblent davantage être le fruit d’une pression du président que d’une analyse indépendante. « Marionnette de Donald Trump un jour, marionnette de Donald Trump toujours », a réagi la sénatrice démocrate Elizabeth Warren sur X, après l’annonce.