Un député russe, Aleksey Zhuravlyov, premier vice-président de la commission de la défense de la Douma, a appelé Moscou à répliquer en réaffectant ses ressources militaires. Selon lui, les États-Unis évoluent dans une euphorie d’impunité et ne peuvent être arrêtés qu’avec une réponse ferme. Il a estimé que la saisie du pétrolier Bella 1 constituait un acte provocateur nécessitant une réaction adaptée. La Russie a dénoncé ce geste comme une violation du droit international et une atteinte à ses intérêts.

Le Bella 1, pétrolier lié à la Russie, a été saisi par la marine américaine dans l’Atlantique Nord dans le cadre d’un blocus visant l’exportation du pétrole vénézuélien. Washington a présenté l’opération comme une interception liée à des activités contraires aux sanctions; Moscou soutient que le navire est dûment immatriculé et opérait dans des eaux internationales, ce qui, selon lui, rend l’acte illégal.
Aleksey Zhuravlyov a confié ses propos à EurAsia Daily, média proche du Kremlin. Dans cet entretien, il affirme que l’option diplomatique ne suffira pas et que l’“euphorie d’impunité” des États‑Unis doit être rompue. Pour lui, toute réaction efficace nécessite l’usage de la force et il n’exclut pas des mesures militaires visant à répondre à ce qu’il décrit comme une agression.
Le leader du parti Rodina, l’un des soutiens de Vladimir Poutine, a proposé d’“agir sur le terrain” en coulant « à la torpille » des bateaux des garde-côtes américains impliqués dans l’opération. Il affirme que cette voie permettrait de mettre fin à l’impunité perçue et d’envoyer un signal clair sur les limites de l’action américaine dans la région.
Du côté officiel, Moscou a dénoncé une atteinte au droit international et a rappelé qu’aucun État ne peut employer la force contre des navires immatriculés dans la juridiction d’un autre État. Le gouvernement russe a également appelé Washington à faciliter le rapatriement rapide des marins russes de bord et à clarifier les circonstances entourant la saisie du Bella 1.